Plan de relance de l’aéronautique : plus d’un an après, où en sommes-nous ?

Plan de relance de l’aéronautique : plus d’un an après, où en sommes-nous ?

Le 9 juin 2020, lors des premiers mois de la crise sanitaire, le gouvernement français a présenté son plan de relance aéronautique, programme de soutien aux investissements de modernisation de la filière aéronautique, qui a fortement été impactée par la Covid-19. Quelques mois plus tard, en décembre, Bercy est venu renforcer le dispositif avec le lancement du Plan Aéro.  Inscrit dans un contexte plus large de relance industrielle, le plan vise depuis plusieurs mois à soutenir la transformation des ETI et PME, accélérer la transition écologique de l’industrie aéronautique, pérenniser l’excellence française et sa compétitivité dans ce secteur, ainsi qu’à concevoir et produire des aéronefs à la pointe de l’innovation. L’enveloppe de financement public s’élève à 15 milliards d’euros, dont 1,5 consacrés à la Recherche et au Développement (R&D). Le Conseil pour la recherche aéronautique civile (CORAC) joue un rôle prépondérant dans ce projet. Parmi les initiatives les plus marquantes, on peut citer le travail sur la production d’un avion neutre en carbone d’ici à 2035, soit 15 ans en amont de la date anticipée.   Où en est le plan de relance aéronautique à l’heure actuelle, près d’un an et demi après son lancement ?  Cet été, lors d’une visite d’une usine Airbus, Bruno Lemaire s’est félicité de l’efficacité du plan de soutien : « [la filière aéronautique] est sortie d’affaire et commence à redémarrer, avec les commandes qui reprennent. Le transport aérien redémarre, très fort aux Etats-Unis et en Chine, plus lentement en Europe« . Dans les faits, à la date du 23 juillet 2021, 55 nouveaux projets lauréats portés par 58 entreprises totalisaient déjà plus de 102 millions...
Le plan de carrière d’un ingénieur chez Ametra : une réalité quotidienne

Le plan de carrière d’un ingénieur chez Ametra : une réalité quotidienne

Les possibilités d’évolution de carrière sont un argument souvent fortement mis en avant par la plupart des entreprises industrielles et de services.   Au sein du groupe Ametra, accompagner le plan de carrière est avant tout une réalité très concrète.  Dès les premiers entretiens, le futur collaborateur peut déjà partager sa vision de l’avenir : a-t-il plutôt envie d’évoluer vers de la gestion de projet ? De devenir expert technique, manager ou encore ingénieur commercial ?  Il est fréquent chez Ametra de pouvoir construire sa carrière de cette manière : certains ont fait des études d’ingénieur, puis sont passés de chef de projet à manager avant de souhaiter s’impliquer dans le développement commercial… et de telles évolutions ont parfois même eu lieu au retour d’un congé maternité ! Chez Ametra, le plan de carrière inclut toutes les évolutions possibles : verticales : devenir manager rapidement, en quelques années seulement, et gagner en responsabilité et salaire, horizontales : évolution du poste, du secteur, mobilité entre les agences, etc, transversales : même poste avec une dimension de formateur, par exemple.  Il est même possible d’envisager d’autres situations, comme un dessinateur ou technicien passé ingénieur grâce aux années d’expérience acquises au sein du groupe (ce que l’on encourage!), ou encore la reprise d’études avant de revenir dans la société.  L’une des forces du groupe Ametra : décloisonner les parcours de carrière Il est souvent complexe de pouvoir évoluer de manière flexible dans les grands groupes, ces derniers ayant tendance à capitaliser sur ce que savent déjà faire leurs employés en leur re-proposant le même type de mission tous les 2 ou 3...
Vers une plus grande efficacité énergétique de l’industrie : quelles solutions pour quels résultats ?

Vers une plus grande efficacité énergétique de l’industrie : quelles solutions pour quels résultats ?

L’industrie apparaît souvent comme un obstacle à la lutte contre le changement climatique. D’un point de vue purement européen, on estime qu’elle est à l’origine de 20% des émissions de gaz à effet de serre du continent, et que l’extraction et la transformation des ressources sont responsables de plus de 90% de la perte de biodiversité et du stress hydrique (chiffres : Commission Européenne). Malgré tout, le virage énergétique est en marche et désormais indissociable de l’industrie du futur, que l’on qualifie déjà de nouvelle révolution industrielle. Il est intéressant de noter que la France est le 4e pays le plus vert au monde au classement mondial Green Future Index, et que les efforts conjoints tant au niveau national qu’européen visent à atteindre des objectifs ambitieux. Et comme nous allons le voir, l’industrie est en mesure d’être une solution à part entière au changement climatique, tout en prenant un temps d’avance en matière de production et d’innovation. Les enjeux de l’industrie durable : une stratégie qui dépasse le seul produit fini Le concept d’industrie durable s’installe de plus en plus, au point d’ailleurs d’avoir ses propres récompenses via les Trophées de l’Industrie Durable, lancés en 2020 par l’Usine Nouvelle (la prochaine édition aura d’ailleurs lieu à la fin du mois de juin). Parmi les lauréats récompensés, on peut citer Gravanches, 1ère usine Michelin zéro émission, Nutergia pour son modèle d’éco-construction, ou encore XPO qui obtient le Prix Création de valeur partagée & Ecosystème en redonnant vie au polystyrène.  La notion d’industrie durable implique non seulement d’optimiser les produits et services mis sur le marché (cycle de vie, recyclage, éco-conception…),...
Les nouveaux robots : la course à l’innovation en robotique s’accélère

Les nouveaux robots : la course à l’innovation en robotique s’accélère

La robotique, terrain de bataille montant pour la souveraineté technologique ? C’est en tout cas ce que laissent penser les investissements importants prévus par l’Europe dans le cadre d’Horizon Europe, ce que souligne la Fédération Internationale de Robotique (IFR) dans un rapport publié le 27 mai dernier.  Il faut dire que la concurrence mondiale pousse à s’engager plus loin dans cette voie. La Chine, avec son plan Made in China 2025, le Japon, via “The New Robot Strategy” ou encore l’”Intelligent Robot Development and Supply Promotion Act” coréen montrent à quel point le domaine est porteur d’enjeux majeurs pour les Etats et, à travers eux, l’ensemble des acteurs des filières concernées. De son côté, l’Europe a lancé son programme-cadre Horizon Europe, dédié à la recherche et à l’innovation sur la période 2021-2027. La partie dédiée à la robotique s’inscrit dans le cadre du Cluster 4 intitulé “Numérique, industrie et espace”. Les projets se concentreront sur la transition numérique des secteurs de la fabrication et de la construction, avec un accent placé sur l’importance des PME, mais aussi la recherche et le développement en matière de technologies clés. Le budget total dédié à la robotique s’élève à près de 200 millions d’euros. Dans ce contexte, quels sont les robots marquants du moment ? Ce ne sont bien sûr que quelques exemples : le secteur ne cesse d’innover ! La société Naïo Technologies développe des robots autonomes pour l’agriculture. Ces derniers, 100% électriques, permettent d’alléger la charge de travail des agriculteurs dans leurs tâches quotidiennes. Vignes, désherbage, robot enjambeur… avec à la clé : une meilleure rentabilité des exploitations et moins...
L’hydrogène : le futur du véhicule électrique ?

L’hydrogène : le futur du véhicule électrique ?

La Toyota Miraï sortie en 2014 est le premier véhicule grand public à inclure une pile à combustible et un réservoir d’hydrogène gazeux à 700 bar. Avec une autonomie de 500km par plein, émettant uniquement de l’eau et de la chaleur comme sous-produits, une recharge en quelques minutes et la capacité d’embarquer encore plus d’hydrogène, au premier coup d’œil la voiture électrique à l’hydrogène a tout pour séduire l’industrie automobile.  Pour le particulier, la solution semble séduisante, c’est au niveau de la filière automobile entière que le bât blesse.   Est-il intéressant de remplacer le parc automobile actuel ?  Pour mieux comprendre la problématique, il faut encore une fois regarder en amont de la chaîne d’approvisionnement.  Actuellement, 95% de l’hydrogène produit dans le monde l’est à partir du vaporeformage de méthane, processus émetteur de gaz à effet de serre comme le CO2. On estime que ce procédé émet 9 kg CO2 pour produire 1 kg d’hydrogène. La combustion de carburant fossile comme l’essence ou le diesel émet également du CO2. Pour produire la même énergie que le kilogramme l’hydrogène, il faut 3.3kg de diesel dont la combustion engendre des émissions de 9.5 kg CO2, très proche de la valeur obtenue pour l’hydrogène¹.  On constate qu’avec la production actuelle, l’hydrogène ne permet pas de gain significatif en terme d’émission de CO2 par rapport au diesel. L’utilisation du diesel dans un moteur à combustion émet cependant d’autres émissions comme des oxydes d’azote (NOx)s et des particules fines qu’une pile à combustible n’émet pas. D’un point de vue émission de gaz à effet de serre, le gain de l’utilisation de l’hydrogène reste cependant faible.   Dans le cas de l’hydrogène cependant, la capacité d’amélioration est supérieure car l’émission de CO2 est centralisée là où se trouve la production d’hydrogène alors que pour un moteur diesel, cette même émission est décentralisée (elle se trouve en sortie du pot d’échappement). Dans le cas...
Comment promouvoir l’égalité femmes-hommes dans l’industrie ?

Comment promouvoir l’égalité femmes-hommes dans l’industrie ?

La promotion de l’égalité hommes-femmes au sein des bureaux d’études et des sociétés d’ingénierie s’inscrit dans un contexte particulier : réputés très masculins, les métiers techniques dans l’industrie connaissent en effet des problématiques similaires à d’autres secteurs comme l’informatique et le développement Web, pour ne citer qu’eux.   Un contexte propice à l’action, avec des ambitions fortes  Pour autant, la situation n’est pas gravée dans le marbre. Depuis plusieurs années déjà, plusieurs initiatives soutiennent la lutte contre les inégalités femmes-hommes via différents outils et leviers juridiques (sans compter bien sûr l’impact des initiatives personnelles).   Parmi elles, l’index présenté par Muriel Pénicaud et Marlène Schiappa le 22 novembre 2018 vise de manière ambitieuse à rétablir l’égalité entre les genres en entreprise, notamment sur le plan des différences de rémunération. Et cela concerne près de 83% des salariés en France !   La rémunération n’est pas le seul axe d’amélioration visée : la loi Copé-Zimmermann vient ainsi de fêter ses 10 ans. Pour rappel, elle est venue imposer “des quotas de femmes dans les conseils d’administration et de surveillance” et a permis de “franchir une étape décisive dans le combat pour l’égalité femmes – hommes (…).Grâce à cette loi, la France est sur la première place européenne en matière de féminisation des conseils d’administration de ses grandes entreprises.”  La pertinence des quotas peut certes être interrogée : n’est-ce pas prendre le problème à l’envers ? On peut se demander pourquoi 10 hommes ont été promus et aucune femme, ce qui pose surtout la question d’une mauvaise gestion, notamment numérique, des compétences des personnes.  Mais ils ont un rôle important à jouer, tant au niveau des conseils d’administration qu’à celui plus débattu encore...
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