Le démantèlement nucléaire, des installations civiles et militaires au secteur naval

Le démantèlement nucléaire, des installations civiles et militaires au secteur naval

En France, pays où l’industrie nucléaire, civile mais aussi militaire, occupe une place importante, de nombreuses installations construites entre autres pendant les années 60 arrivent en fin de vie. Pour gérer leur arrêt et organiser une transition saine des sites et matériels concernés, le démantèlement est clé.  Démantèlement nucléaire : de quoi parle-t-on ? Le démantèlement nucléaire consiste à organiser l’intégralité de la mise à l’arrêt d’un site nucléaire (civil comme militaire) qui arrive en fin de vie, et ce en supprimant les risques que ce dernier pourrait poser pour l’environnement et la population. L’un des objectifs est aussi de rendre possible la réutilisation de ce site en vue d’autres utilisations.  Au niveau du territoire français, cette opération ne peut être autorisée que par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), avec l’appui technique de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) dans le respect du décret MAD DEM (Mise à l’Arrêt Définitif et Démantèlement).  L’ASN définit ainsi le processus : « le démantèlement concerne l’ensemble des opérations techniques effectuées en vue d’atteindre un état final prédéfini permettant le déclassement. La phase de démantèlement succède à la phase de fonctionnement de l’installation et se termine à l’issue du processus de déclassement de l’installation » Ce type d’opération peut aussi concerner des armes ou encore des engins à propulsion nucléaire (porte-avions, sous-marins…). On estime aujourd’hui à 3 décennies le délai de démantèlement nécessaire d’une installation nucléaire en France, car les temps d’autorisation, de démantèlement et de déclassement sont longs (certains sont toutefois réalisés en 15 à 20 ans, notamment dans le cas des réacteurs à eau pressurisée).   Un état des lieux...
La propulsion nucléaire dans le secteur naval

La propulsion nucléaire dans le secteur naval

La propulsion nucléaire navale consiste à équiper des navires de surface et sous-marins avec des réacteurs nucléaires. Ce ou ces dernier(s) produisent “de la chaleur transformée en vapeur pour activer une turbine ou un ensemble électrique”. De nouveaux réacteurs expérimentaux voient le jour ou font l’objet d’expérimentations et de tests. Les technologies issues de ces recherches pourront par exemple être utilisées dans les nouveaux sous-marins de 3è génération, destinés à remplacer les lanceurs d’engins actuels.  Aujourd’hui, il existe très peu de bâtiments à propulsion nucléaire à travers le monde, tout comme il existe peu de porte-avions ou de sous-marins d’attaque de ce type. Au-delà des réacteurs eux-mêmes, la propulsion nucléaire maritime implique le développement d’un grand nombre de matériels annexes : outillages, machines de chargement et de rechargement, éléments secondaires liés aux chaudières notamment… Comme les réacteurs expérimentaux (exemple du RES en France) sont régulièrement modifiés pour tester de nouveaux éléments et systèmes de contrôles, calculs, mécanique et études sont indispensables. La propulsion nucléaire a de sérieux atouts pour elle : l’énergie générée en ayant recours à l’uranium est considérable et offre des possibilités d’autonomie inatteignables par d’autres biais. Pour de longues missions sous l’eau, c’est l’approche la plus efficace. Un autre intérêt majeur du nucléaire est qu’il ne nécessite pas d’oxygène pour fabriquer de l’énergie. Dans le cas d’un sous-marin nucléaire par exemple, l’apport en énergie est tel qu’il est même possible de fabriquer de l’oxygène pour l’équipage (alimentation en air) en plus d’assurer la propulsion. Au final, avec ces éléments en tête, seuls la quantité de nourriture et le moral humain font que les missions doivent encore être...
Nucléaire de troisième génération : l’évolution vers l’EPR2

Nucléaire de troisième génération : l’évolution vers l’EPR2

L’acronyme EPR désigne le réacteur européen à eau pressurisée (Evolutionary Power Reactor), développé dans les années 90 par NPI (société détenue par Framatome SA et Siemens KWU). Après Taishan 1 & 2, les EPR en Finlande à Olkiluoto, en France à Flamanville et au Royaume-Uni à Hinkley Point, une nouvelle étape est envisagée en France avec le programme EPR2 qui constitue la nouvelle génération d’EPR. Le plan de construction de 3 paires de réacteurs sur des sites existant (6 EPR au total) est en cours de réflexion entre EDF et le Gouvernement, avec pour objectif une remise de l’offre à l’Etat mi 2021, et décision d’investissement à horizon fin 2022. L’objectif pour le groupe EDF est de lancer un nouveau modèle qui délivre à peu près la même puissance que les EPR actuels, mais à coût inférieur et en permettant de préserver et faire rayonner les compétences de la filière nucléaire française. Un enjeu important : la pérennisation des compétences La pérennisation des compétences est un enjeu capital pour la filière nucléaire française. La conduite et la réalisation des grands programmes nucléaires nécessitent une expertise technique spécifique en conception, en procédés de fabrication, et en sureté. EPR2 constitue une des rares perspectives de nouveaux projets dans ce secteur et devient fondamental pour permettre de développer les compétences au sein des nouvelles générations d’ingénieurs. L’approche : capitaliser sur l’existant pour passer à l’étape suivante Le deuxième objectif est de capitaliser sur les EPR actuels pour concevoir et fabriquer les EPR2 sur la base du retour d’expérience issu de la génération actuelle. Ametra Group a travaillé et continue de travailler sur les EPR actuels, afin d’accompagner Framatome...
La participation au groupe de travail nucléaire du GIFEN

La participation au groupe de travail nucléaire du GIFEN

Le Groupement des Industriels Français de l’Industrie Nucléaire (GIFEN) est l’unique syndicat de la filière française depuis 2018. Il réunit plus de 180 membres aujourd’hui, parmi lesquels des grandes entreprises du secteur, des grands donneurs d’ordres, des ETI, PME, microentreprises et associations. Les différents types d’activités industrielles et domaines du nucléaire civil y sont représentés. En agrégeant tous les acteurs industriels français au sein d’une seule et même organisation, le GIFEN a pour objectif de “soutenir le développement économique, de valoriser les savoir-faire et de renforcer la visibilité de la filière”.  La visée est multiple : développer la filière nucléaire française en France et à l’international, et œuvrer à sa transformation tout en portant sa voix de manière unifiée auprès des pouvoirs publics.  Pour ce faire, le collectif s’est doté de 8 commissions thématiques et d’un comité destinés à faire avancer les réflexions collectives sur différents sujets :  Commission International Commission Numérique Commission Compétences et Formation Commission Innovation et R&D Commission Sûreté Nucléaire  Commission Affaires Européennes Commission Perspectives et Développement filière en France Commission Communication Comité Export du FIGE Chaque commission élabore une feuille de route qui décline les orientations stratégiques arrêtées par le GIFEN et présente une fois par an ses actions devant le conseil. Porter la voix de la filière et la valoriser, bien gérer les enjeux importants que représentent les relations avec d’autres pays et entreprises internationales, promouvoir l’innovation, faciliter le recrutement… les missions d’accompagnement et de conseil du GIFEN sont donc multiples.  C’est dans ce contexte qu’Ametra Group, expert en ingénierie dans le domaine nucléaire, participe aux groupes de travail de la commission Innovation et...
Le RJH (Réacteur Jules Horowitz)

Le RJH (Réacteur Jules Horowitz)

Suite à notre article sur la World Nuclear Exhibition 2016, qui s’est tenue au Bourget il y a quelques semaines, voici un aperçu plus précis de l’implication d’AMETRA dans l’un des projets nucléaires actuels innovants : le RJH. Qu’est-ce que le projet de Réacteur Jules Horowitz (RJH) ? Le RJH, projet de l’espace européen de la recherche dans le domaine de l’énergie nucléaire, porte sur la construction et la mise en service du réacteur de recherche Jules Horowitz, dont les premiers travaux ont débuté en 2007.   Actuellement en développement sur le centre CEA de Cadarache, il vise notamment à pouvoir étudier le comportement de combustibles et matériaux pour les centrales électronucléaires. Maquette du Réacteur Jules Horowitz – Wikimedia   Mais ce n’est pas tout : le RJH sera aussi utilisé pour soutenir la médecine nucléaire, en fournissant aux hôpitaux les radioéléments qui leur sont nécessaires (en particulier le technétium, un isotope médical dont la demande augmente tandis que les réacteurs capables de le fournir vieillissent). L’implication d’AMETRA dans le projet RJH   AMETRA est présente sur le projet dans le cadre de missions d’assistance technique et de projets au forfait, c’est-à-dire avec engagement de résultats.   Elle intervient pour le compte d’AREVA TA, dont le cœur de métier est la conception, la production et la maintenance des réacteurs nucléaires de propulsion navale. Fort de cette expertise, AREVA TA se positionne sur les marchés de conception et réalisation de réacteurs de recherche. A ce titre, la société prend part au projet RJH en tant que maître d’œuvre et fournisseur, sur lequel elle est accompagnée par AMETRA à différents niveaux. AMETRA accompagne également...
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