La formation cotation fonctionnelle chez Naval Group Indret 

La formation cotation fonctionnelle chez Naval Group Indret 

Le groupe Ametra est officiellement habilité à mener des formations en analyse fonctionnelle, l’un des cœurs de métier des bureaux d’études (BE). Si nos collaborateurs peuvent être formés à l’analyse fonctionnelle, c’est aussi le cas de plusieurs de nos clients, dont Naval Group. La cotation fonctionnelle comme langage commun  L’approche est de travailler sur le besoin fonctionnel d’une pièce ou d’un système, c’est-à-dire sur les fonctions attendues de ces derniers, et d’en faire la modélisation 3D et la mise en plans à partir de cette base et du cahier des charges. En France, cette méthode repose sur les normes ISO.  Il est essentiel de rappeler que la cotation fonctionnelle est avant tout un langage commun important à développer entre tous les BE, mais aussi entre les BE et les services de production, ainsi que les services qualité qui contrôlent les pièces à leur sortie de fabrication. Quel que soit le pays, ce langage doit pouvoir être compris partout – et ce même si les normes varient selon le territoire.  Si l’on souhaite par exemple fabriquer des pièces en Chine à partir de plans européens, il est important d’arriver à un plan lisible par tous avec le même référentiel, la même grammaire, le même vocabulaire. Tous les intervenants doivent se comprendre via un plan de définition. Formation en analyse fonctionnelle : qui est concerné ?  Chez Ametra, les demandeurs de formation sont majoritairement des clients qui connaissent et apprécient l’expertise du bureau d’études. Au fil des prestations, échanger sur les plans livrés fait naître une curiosité qui aboutit à l’envie d’aller plus loin en se formant à cette approche. Pour...
Les Chantiers de l’Atlantique au coeur de l’innovation et de la transition énergétique maritime

Les Chantiers de l’Atlantique au coeur de l’innovation et de la transition énergétique maritime

Montée en gamme, investissements massifs pour améliorer les performances énergétiques et l’empreinte carbone :  Les Chantiers de l’Atlantique, chantier naval situé à Saint-Nazaire et l’un des plus grands au monde, multiplie les innovations pour passer d’une image iconique (paquebots Normandie, Queen Mary 2, France…) à celle d’un leader en développement durable du secteur maritime.  Les Chantiers de l’Atlantique, c’est avant tout le lieu de conception et de fabrication des plus gros paquebots de croisière au monde. Souvent pointée du doigt pour sa dimension énergivore, cette industrie fait l’objet de recherches actives pour être plus performante écologiquement et à la pointe de l’innovation. Les Chantiers de l’Atlantique vont loin dans ce sens : énergie, recours à l’hydrogène, démonstrateur de voiles 100% composite Solid Sail (avec un démonstrateur sur la baie de Saint-Nazaire…), projet de transport de pièces d’Ariane 6 vers Kourou… Pour réduire l’empreinte carbone des bateaux, la stratégie est aussi de s’orienter vers la conception de paquebots de plus petite dimension avec un fort niveau d’exigence, de passer de vaisseaux “usines” à des bateaux de luxe (ce que l’on voit notamment avec la signature d’un contrat pour deux yachts haut de gamme avec le groupe hôtelier Carlton).  Objectif : des bateaux plus hauts de gamme et de nouveaux standards de développement durable dans la construction maritime Comme le précise l’entreprise sur son site officiel, “Ces dix dernières années, notre politique de recherche et développement s’est ainsi concentrée sur des domaines tels que l’efficacité énergétique des navires que nous construisons, la réduction de tous les déchets et polluants et la diminution des émissions des gaz à effet de serre. Nous...
La construction navale évolue vers les matériaux composites

La construction navale évolue vers les matériaux composites

Réduire les émissions polluantes et la consommation de carburant, gagner en légèreté et en durabilité sans compromettre les performances… les constructeurs du secteur maritime s’intéressent de plus en plus aux avantages d’une construction à base de matériaux composites (polymères renforcés de fibres de carbone, etc.), à l’heure où l’industrie navale est encore caractérisée par un recours massif à l’acier.   A titre de comparaison, le projet de navire composite RAMSSES, financé par l’UE, vise à atteindre une réduction de “jusqu’à 40 % par rapport à un navire en acier équivalent”. Cette nouvelle génération de navires plus durables concerne aussi bien la navigation de plaisance que les transports maritimes ou la Défense.  Pour rappel, un matériau composite est un assemblage d’au moins deux composants non miscibles (mais ayant une forte capacité de pénétration) dont les propriétés se complètent. Le nouveau matériau ainsi constitué, hétérogène, possède des propriétés que les composants seuls ne possèdent pas. Les matériaux composites hautes performances présentent des propriétés mécaniques spécifiques. Ce sont les plus employés en aéronautique et dans le spatial. La place des matériaux composites dans les constructions navales militaires Si ces matériaux ont essentiellement été utilisés en raison de leurs propriétés naturelles (légèreté, absence de corrosion, amagnétisme), il semble que l’on n’ait pas tiré la quintessence du concept même de composite.  Contrairement à l’aéronautique et l’aérospatial, les exigences souvent modestes des cahiers des charges n’ont pas toujours tiré ces matériaux vers le haut. Nous sommes pourtant à une époque charnière dans l’histoire des composites dans le domaine naval militaire.  Les exigences de vitesse et de mobilité des navires contraignent de plus en plus les concepteurs...
La propulsion hydrogène dans le secteur naval

La propulsion hydrogène dans le secteur naval

La décarbonation et la recherche de meilleures performances sont des sujets cruciaux pour le secteur maritime. Si la propulsion nucléaire fait déjà beaucoup parler d’elle, l’hydrogène fait également l’objet de recherches et d’innovations à destination des activités navales, tant militaires que civiles. Le contexte : des activités navales particulièrement impactantes pour l’environnement Plus de 95000 navires de commerce circulent pour acheminer 80 à 90% des marchandises à travers le monde (soit près de 11 milliards de tonnes de fret par an). De manière globale, le transport maritime est responsable d’environ 2,5% des émissions de gaz à effet de serre. La plupart des études prédisant une accélération importante du transport maritime de marchandises, l’impact environnemental des activités navales s’annonce de plus en plus lourd. Et cela, sans même compter le nombre de bateaux de croisière, de plaisance et les navires militaires en circulation !  Si plusieurs pistes de travail sont envisagées pour diminuer les émissions générées par ce secteur (électrification à quai, GNL, système de bonus et malus…), l’hydrogène “vert” apparaît comme l’une des solutions les plus prometteuses dans les années à venir. Les possibilités offertes par les carburants alternatifs étant relativement limitées, en particulier sur les gros navires, les piles à combustible se détachent par leur rendement énergétique. La transformation du surplus d’électricité renouvelable en hydrogène (Power-to-Gas) est également étudiée.  Un cadre national et international pour la transition du secteur Dès 2018, l’Organisation Maritime Internationale (OMI) a acté sa stratégie de réduction de l’empreinte CO2 de l’ensemble du secteur, avec un objectif de -70% d’ici 2050 (-40% en 2030). Ce cadre n’implique bien sûr pas que le recours à...
Lutte anti-sous-marine : l’enjeu stratégique des bouées acoustiques

Lutte anti-sous-marine : l’enjeu stratégique des bouées acoustiques

L’augmentation des opérations sous-marines et les menaces qui l’accompagnent impliquent de renforcer le niveau de protection des zones stratégiques. C’est pourquoi la France, via sa Direction générale de l’armement (DGA), a choisi de relancer sa filière nationale de bouées acoustiques aérolargables pour mieux contrer la menace de sous-marins indésirables toujours plus discrets, en complément des sonars, des sous-marins et des hélicoptères embarqués.  Ce choix de développer une filière française de bouées acoustiques est stratégique pour plusieurs raisons. Ce type de dispositif, déjà, est crucial pour permettre à la Marine de détecter, identifier et pister des sous-marins étrangers et de s’assurer qu’ils ne s’approchent pas trop des côtes ou des vaisseaux français (porte-avion, sous-marins nucléaires…). Rappelons que bien que la Marine nationale en utilise déjà plusieurs milliers par an, ces bouées ne sont toutefois pas issues d’une filière française. Relancer leur conception sur le territoire est donc un choix de souveraineté important, puisque cela permettra d’arrêter d’acheter des milliers de bouées étrangères chaque année, et ce depuis la fin des années 1990.  C’est autour de Thales qu’une dizaine d’entreprises françaises travaillent de manière conjointe au développement et à la production des bouées SonoFlash. Parmi les PME engagées, on peut citer Anglet, Telerad, Nervures, Realmeca, SELHA Group / EINA ou encore Plastimo.  SonoFlash, dont le développement s’inscrit dans le cadre de la loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 et de la reconquête de la souveraineté industrielle nationale, représente une nouvelle génération de bouées. Elle pourra être déployée par n’importe quel aéronef de lutte anti-sous-marine. L’ATL2 rénové en sera le premier appareil équipé. Des frégates européennes ou encore les hélicoptères NH90 pourront...
Les nouveaux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins SNLE 3G par NavalGroup et TechnicAtome

Les nouveaux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins SNLE 3G par NavalGroup et TechnicAtome

Les SNLE 3G (c’est-à-dire de 3e génération) désignent les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins destinés à remplacer la génération actuelle (à l’image du contre-torpilleur Le Triomphant). SNLE 3G est un programme régalien. Il s’inscrit dans le cadre des grands programmes d’armement dont la Direction Générale de l’Armement (DGA) assure la maîtrise d’œuvre depuis sa création il y a 60 ans, et notamment dans le programme Cœlacanthe (en charge notamment du renouvellement de la composante nucléaire océanique de la dissuasion) .  Florence Parly a annoncé en février 2021 la notification du marché de conception d’une durée de 5 ans. La construction du premier sous-marin débutera en 2023 à Cherbourg.  Les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins visent notamment à renforcer la capacité de dissuasion de la Force océanique stratégique (FOST) et donc à préserver les intérêts vitaux de la nation.  A l’heure actuelle, cette mission est effectuée par quatre SNLE 2G, des sous-marins de deuxième génération. Les SNLE 3G viendront prendre leur relève pour les 50 années à venir et embarqueront les déclinaisons futures du missile stratégique M51.  La loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit que la nouvelle génération remplacera les actuels SNLE au fur et à mesure de leur retrait de service, et ce à partir de 2035.  Un programme d’envergure pour l’industrie française  Le programme SNLE 3G fait l’objet d’un accord cadre avec l’industrie pour le développement, l’industrialisation, la logistique et la production des quatre sous-marins. La maîtrise d’ouvrage revient à la DGA et au CEA pour la propulsion nucléaire. C’est dans ce contexte que Naval Group et TechnicAtome apportent leurs expertises respectives. Le 1er gère la maîtrise d’œuvre de l’ensemble...
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