L’aviation du futur : le projet HELIOS

L’aviation du futur : le projet HELIOS

Le projet HELIOS est un projet interne à AMETRA, développé dans le cadre de la nouvelle cellule R&D Ametra Research. L’objectif du projet est d’aboutir à un système de distribution 100% électrique pour les réseaux aéronautiques, ce qui inclut aussi la propulsion. Ces recherches s’inscrivent dans le contexte de l’avion plus électrique (More Electric Aircraft, MEA) Cadre, contexte et challenges du projet Helios Le but du MEA est, entre autres, le remplacement des réseaux de transmission de puissance hydraulique et pneumatique par de l’électrique. Pour cela il faut augmenter la transmission de puissance électrique et ainsi : augmenter le courant ou augmenter la tension; Le problème est que si l’on augmente le courant, on augmente aussi le volume et le poids des câbles. Ainsi, pour augmenter la transmission de puissance sans modifier le courant, on doit augmenter la tension. Sur cette base, des tests par paliers et selon différents scenarii peuvent être réalisés, en se posant par exemple la question : “sur 540V en continu au niveau de la tension réseau, que se passe-t-il?” L’un des points les plus impactants est le bouleversement au niveau de la tension du réseau. À l’heure actuelle, l’avion le plus avancé au sens du MEA est le Boeing 787, qui intègre du 270 V en courant continu en plus d’un réseau électrique conventionnel (115 V courant alternatif et 28 V courant continu). Les évolutions vont permettre de passer à 540 V continu, puis à 1000 V continu pour les gros porteurs. La question de la tension implique aussi des problématiques de maintenance et de sécurité. Des arcs électriques apparaissent déjà à 270 V en...
Qu’est-ce que la filière Projet ?

Qu’est-ce que la filière Projet ?

La filière Projet fait partie des trois filières piliers de l’ingénierie, aux côtés de la filière Management et de la filière Technique. Une filière dédiée à l’évolution des collaborateurs vers des postes de gestion de projet Il s’agit d’accompagner la progression des collaborateurs, qui peuvent ainsi passer de travaux purement techniques (en tant que projeteurs ou ingénieurs par exemple) à des rôles de chefs de projet. La filière Projet fait donc partie des évolutions qui s’offrent aux ingénieurs, qui peuvent, grâce à ce cadre, progresser petit à petit vers des fonctions projet. Dans ce contexte d’accompagnement de l’évolution et selon les souhaits des collaborateurs, on peut mettre en place une formation certifiante pour développer toute cette dimension de gestion de projet. De solides perspectives d’évolution pour les ingénieurs et projeteurs La filière la plus représentée au sein des bureaux d’études est souvent technique, en raison de leur forte population d’ingénieurs et de projeteurs. Cela étant dit, la filière Projet concerne souvent des personnes issues d’un univers technique, et qui ne choisissent pas la filière Management. Cet accompagnement permet à un ingénieur qui a fait ses preuves de se positionner en quelques années seulement en tant qu’ingénieur projet (entre 2 et 6 ans d’expérience). La filière projet : un processus pensé pour monter en compétences Le collaborateur est directement mis en situation : il est placé sur un projet où il doit bien gérer son planning et le budget, tout en étant accompagné par sa hiérarchie (son directeur projet par exemple). C’est une démarche à forte dimension humaine, puisque l’équipe et les managers expérimentés vont jouer un rôle clé dans...
Agilité et Ingénierie : la conduite du changement au sein d’une entreprise

Agilité et Ingénierie : la conduite du changement au sein d’une entreprise

La conduite du changement et l’adoption d’une méthode agile sont au cœur des réflexions dans de nombreux secteurs, y compris dans l’industrie et l’ingénierie. Il s’agit d’une approche de pilotage et de réalisation de projets initialement née dans le secteur informatique. Elle permet de mieux satisfaire le client au plus près de ses besoins, tout en maîtrisant les coûts et en réduisant les délais et itérations inutiles. Quelles sont ses caractéristiques et implications pour l’entreprise ? Ce qu’implique la conduite du changement au sein d’une entreprise La conduite du changement appelle une approche globale. Par exemple, pour amorcer le passage d’une méthode cycle en V à une méthode agile, il faut amorcer une rupture dans le mode de fonctionnement de la société, ce qui contraint mécaniquement les collaborateurs à un effort d’apprentissage. Parler de conduite du changement, c’est aussi accompagner la rupture. Cela passe notamment par une évolution de la culture de l’entreprise ou du groupe, de la direction jusqu’au terrain. Une forte implication des managers de proximité pour accompagner le changement et fédérer les équipes est donc cruciale. Le changement s’effectue de manière pyramidale, via une communication claire de la direction vers l’ensemble des collaborateurs, voire des partenaires. En résumé, la rupture dans les modes de fonctionnement implique : Un effort d’apprentissage Un choix de changement dans une optique d’amélioration (et non pas “changer pour changer”) Une planification précise L’évaluation des impacts (par exemple, le passage du cycle en V à la méthode agile pour des ingénieurs) Une fédération des équipes Le renforcement du rôle de manager de proximité Une communication engageante, cadencée et régulière de la direction...
La R&D au cœur d’un bureau d’études

La R&D au cœur d’un bureau d’études

En matière de Recherche et Développement (R&D), les entreprises ont plusieurs options à leur disposition : faire appel à un contrat temporaire, à de l’intérim… ou bien opter pour un bureau d’études (BE) capable de mener à bien les recherches via une cellule dédiée. Les avantages d’une cellule R&D dans un bureau d’études Cette solution apporte une forte valeur ajoutée à différents niveaux : 1)   L’optimisation des délais, de la productivité et des coûts Opter pour un bureau d’études en charge de la R&D permet d’assurer que les compétences et collaborateurs sont entièrement dédiés au projet. Pour l’industriel, cela limite les coûts de formations et les éventuels investissements “externes” à l’activité. Une cellule R&D intégrée au BE offre aussi une forte adaptabilité à la charge. Cette souplesse permet aux industriels d’obtenir une vraie vision financière de leurs investissements, sans avoir à se soucier de la gestion des ressources humaines, des coûts supplémentaires qui surviennent fréquemment, des périodes où les besoins sont plus faibles ou, à l’inverse, en augmentation importante. Au final, chaque projet fait l’objet d’un accompagnement sur-mesure personnalisé et maîtrisé. 2)   Des capacités d’innovation remarquables Les compétences outils et techniques des ingénieurs permettent d’allier leur savoir-faire et spécialités à une forte créativité. Dans le cas du Groupe AMETRA, cette dimension est renforcée par une approche multi-niveaux et cross-sectorielle permettant de bénéficier de la fertilisation croisée et des retours d’expériences entre différents secteurs et projets. Décloisonnement des échanges et des perspectives, réflexions transverses sur de possibles transferts de technologies, de méthodologies, d’outils ou encore de compétences : la capacité à innover se trouve considérablement accélérée. 3)   La possibilité de...
Planification, la quatrième dimension…

Planification, la quatrième dimension…

Encadrer précisément des opérations de maintenance et pouvoir mettre en place une planification dynamique qui inclut notamment l’évolution de différents scénarios en fonction de leurs coûts, de leurs interactions et des déplacements dans l’espace (délais) est rendu possible par le recours à la 4D, via le logiciel SYNCHRO. Dans ce contexte, la 3D vient se mettre au service de la 4D. Cette dernière remplace les outils 3D habituels, y ajoute une dimension temps et rend ainsi possible une gestion affinée, immersive et évolutive des projets industriels. Comment la 4D améliore la planification et la maîtrise de la maintenance Concrètement, la technologie 4D connecte la maquette 3D du projet au planning d’exécution. S’il s’agit d’une solution qui peut être très utile dans le secteur du bâtiment (dans le cadre BIM par exemple), elle concerne en réalité l’ensemble de l’organisation industrielle. Ainsi, sur des développements de bâtiments industriels impliquant beaucoup d’opérations de maintenance et des délais très tendus pour cette dernière (équipement nucléaire critique, etc.), avoir recours à Synchro au sein d’un bureau d’études va permettre de travailler en amont pour valider la faisabilité du projet, proposer des amendements… Le logiciel permet d’analyser tous les flux d’utilisation d’ateliers et de passages en fonction de scénarios donnés, sur lesquels il va être possible d’analyser comment les 3D s’assemblent, bougent et si l’organisation est compatible avec un temps fixé en maintenance. En superposant les trajectoires des produits, Synchro va permettre d’analyser les contraintes de flux qui peuvent se croiser et les zones susceptibles d’être inutiles pendant le processus. Ce qu’apportent la 4D et Synchro au travail des bureaux d’études Plutôt qu’une approche “traditionnelle”...
Vers l’avion plus électrique et hybride

Vers l’avion plus électrique et hybride

© image principale : Modélisation de l’avion régional hybride électrique de la start-up américaine Zunum Aero, qui utilisera un turbomoteur développé par Safran Helicopter engines Des avions qui polluent moins, un niveau de bruit réduit, une maintenance simplifiée … le développement d’aéronefs plus électriques et hybrides s’accélère partout dans le monde, porté notamment par des programmes communs tels que Clean Sky 2 et le More Electric Aircraft (MEA). Clean Sky 2 et MEA : l’électrification croissante de l’aéronautique au service de l’environnement Le programme More Electric Aircraft (MEA) a pour objectif de réduire l’empreinte environnementale des aéronefs à différents niveaux (gaz, CO², mais aussi bruit), en divisant par 4 les émissions de CO² d’ici à 2050. Cette volonté ne date pas d’hier : cela fait plusieurs années que l’ensemble de la filière investit dans l’électrification. Elle a démarré sur des programmes d’avions légers d’une capacité de 2 à 4 personnes. Les grands avionneurs comme Airbus ou encore des équipementiers (Safran, Thales…) prennent également une part considérable dans cette révolution technologique. La première partie du programme MEA est échelonnée jusqu’en 2025. Pendant cette première phase, les équipementiers vont faire évoluer les équipements non propulsifs pour que ces derniers soient de plus en plus électriques. Par la suite, l’objectif sera d’implémenter des systèmes propulsifs hybrides distribués, ce qui implique d’agir directement sur les moteurs. Une électrification à 100% n’est actuellement pas possible pour des avions de type A320 par exemple, car il faut énormément de batteries pour pouvoir se substituer aux moteurs actuels. Pour ces avions, l’une des pistes d’évolution à terme pourrait être le recours à l’hydrogène. Cela étant dit,...
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