Drones sous-marins : l’innovation française rayonne entre acteurs historiques et nouveaux champions

Drones sous-marins : l’innovation française rayonne entre acteurs historiques et nouveaux champions

Le salon Euronaval 2022 a été l’occasion de découvrir les plus belles innovations du secteur. Parmi elles : des drones sous-marins aux capacités toujours plus impressionnantes.  C’est justement à cette occasion qu’ECA Group et iXblue ont officialisé leur rapprochement sous la forme d’une nouvelle entité : Exail. Ce regroupement en fait l’un des acteurs mondiaux majeurs dans les domaines du maritime, de la navigation et de la robotique, mais aussi dans les secteurs de l’aéronautique, de la photonique et du spatial. Drones sous-marins, systèmes de détection avancée dont les systèmes anti-mines… Exail est sans conteste l’émergence d’une nouvelle star au sein d’un secteur déjà marqué par les avancées d’acteurs historiques performants et reconnus internationalement.  Parmi ces derniers, on peut notamment citer Thales Underwater Systems, avec notamment ses modules MLCM permettant de lutter contre les mines, mais aussi Naval Group et son démonstrateur de drone sous-marin océanique DSMO.  Les différentes initiatives en la matière montrent bien à quel point ce que l’on qualifie déjà de dronisation navale est clé dans les années à venir : « Moins coûteux à l’achat et à l’utilisation que des unités habitées, les drones navals connaissent aujourd’hui une dynamique de fort développement. Dans leurs composantes aéronavale, mais aussi de surface et sous-marine, ils font office de multiplicateur de force« . (c) Ifri Retrouvez dès maintenant tous nos articles dédiés au secteur naval et aux drones et n’oubliez pas de nous rejoindre sur LinkedIn !  Image principale : © Ametra – stand Exail au salon Euronaval 2022...
La géothermie : l’énergie verte qui résoudra tout ?

La géothermie : l’énergie verte qui résoudra tout ?

Trouver une énergie bas-carbone compétitive dans le temps est un défi majeur, en particulier pour le chauffage ou le refroidissement des infrastructures, bâtiments et habitations.  La géothermie semble en mesure de pouvoir répondre à ces attentes. Elle est quasiment disponible partout, avec des variations liées au contexte géologique dans les situations de grande profondeur.  Si l’on considère que “le chauffage et la climatisation des bâtiments représentent 25% des émissions de CO2 dans le monde et que 70% de l’énergie qui leur est nécessaire se trouve sous nos pieds”, les enjeux de son déploiement sont considérables. La géothermie ? Des géothermies en réalité Lorsque l’on parle de géothermie, on désigne en fait différents types de géothermies :  la géothermie profonde (réseaux de chaleur, réservoirs fracturés ou encore zone volcanique) ;  la géothermie de grande profondeur ;  la géothermie de surface, qui exploite l’énergie jusqu’à 200 mètres de profondeur. Cette dernière capte l’énergie du sous-sol et la restitue au niveau de température désiré via une pompe à chaleur géothermique.  Quelle que soit sa profondeur, la géo énergie cumule plusieurs avantages : elle ne dépend pas des conditions météorologiques tels que l’ensoleillement ou le vent et est donc capable de fournir une production en permanence, tout en prenant moins d’espace que d’autres installations renouvelables (ce qui en fait une bonne alternative pour les solutions d’approvisionnement en énergie des milieux urbains denses).   Enfin, et c’est un point important : les coûts d’exploitation de la géothermie de surface en font une énergie très compétitive dans le temps. On estime qu’en moyenne, l’investissement est amorti en 10 ans, avec par la suite des coûts d’exploitation...
Euronaval 2022 comme si vous étiez

Euronaval 2022 comme si vous étiez

Plus de 450 exposants, 150 délégations officielles françaises, européennes et mondiales, 350 journalistes accrédités : le salon Euronaval 2022, qui s’est tenu du 18 au 21 octobre, a permis de découvrir tous les futurs équipements, innovations technologiques et expertises de différents acteurs privés et institutionnels dans le domaine naval.  Zoom sur les temps forts de ces 4 jours de salon.  La star du salon : Naval Group et la DGA ont présenté le PANG C’est sans conteste l’un des plus gros temps forts d’Euronaval 2022 : la Direction Générale de l’Armement et Naval Group ont dévoilé la maquette du porte-avion nouvelle génération (PANG).  © Ametra  Avec une mise en service prévue en 2038, ce dernier mesurera 310 mètres de long pour un poids de 75000 tonnes, pourra accueillir 40 avions et hélicoptères de combat et près de 2000 hommes, ce qui en fera alors le plus grand navire de guerre européen. La DGA et et l’agence de l’innovation de défense (AID) ont également présenté d’autres matériels inédits et projets d’avenir : drones navals du programme SLAM-F (système de lutte anti-mines marines du futur), projet d’innovation franco-japonais DM/DE-Micta, Xtend Explorer, Drix, Proteus, mais aussi Josepha (une nouvelle technique de soudure par friction), Helma-P, un système de lutte anti-drone qui utilise un laser en cours d’étude et évaluation pour sa partie maritime ou encore Anaïs, un projet d’analyse des incohérences de situation maritime, issu de l’innovation participative et actuellement expérimentée par la marine nationale. Les 4 lauréats des Euronaval Awards for naval innovation : de nouvelles technologies impressionnantes !  Plutôt que de créer un podium, le jury des Euronaval Awards a décidé...
Helion Hydrogen Power : la pile à hydrogène  d’Alstom

Helion Hydrogen Power : la pile à hydrogène d’Alstom

La filiale d’Alstom Helion Hydrogen Power, acquise auprès d’Areva au printemps de l’année 2021, est un acteur clé de l’industrie hydrogène et des piles à combustible en France.  Helion conçoit, fabrique et commercialise des stacks pile à combustible de type PEM, ainsi que des systèmes hydrogène intégrés d’une puissance allant d’une centaine de kW à plusieurs MW.  Les champs d’application sont variés : ferroviaire, stationnaire, hors route et maritime, et ce en France comme à l’international. Le ferroviaire, au cœur de la stratégie hydrogène d’Alstom L’apport des piles à combustible est très différenciant dans le secteur ferroviaire. A l’heure actuelle, la majorité des infrastructures est alimentée en électricité via des catenaires. Mais les moteurs diesel restent très utilisés et près de la moitié du réseau européen génère des émissions très importantes de CO2. Avec les piles à combustible, qui représentent une alternative propre solide pour les besoins d’autonomie supérieure à 1000 km, le secteur va pouvoir évoluer vers son objectif de zéro émission.  Helion travaille déjà sur des trains à hydrogène (de type locomotive et fret), ce qui fait d’Alstom le premier acteur au monde à mettre en service des trains régionaux à hydrogène (Coralia iLindt a été le 1er à circuler sans émission dès 2018). Des applications qui dépassent la seule industrie ferroviaire La pile à combustible Helion fait (entre autres) aussi parler d’elle dans le secteur maritime. La Région Occitanie a ainsi commandé un navire hybride au début de l’année ; la PAC servira au chantier naval PIRIOU à équiper la future drague hybride à propulsion diesel et hydrogène, une première mondiale ! Pour les opérations à...
Les Chantiers de l’Atlantique au coeur de l’innovation et de la transition énergétique maritime

Les Chantiers de l’Atlantique au coeur de l’innovation et de la transition énergétique maritime

Montée en gamme, investissements massifs pour améliorer les performances énergétiques et l’empreinte carbone :  Les Chantiers de l’Atlantique, chantier naval situé à Saint-Nazaire et l’un des plus grands au monde, multiplie les innovations pour passer d’une image iconique (paquebots Normandie, Queen Mary 2, France…) à celle d’un leader en développement durable du secteur maritime.  Les Chantiers de l’Atlantique, c’est avant tout le lieu de conception et de fabrication des plus gros paquebots de croisière au monde. Souvent pointée du doigt pour sa dimension énergivore, cette industrie fait l’objet de recherches actives pour être plus performante écologiquement et à la pointe de l’innovation. Les Chantiers de l’Atlantique vont loin dans ce sens : énergie, recours à l’hydrogène, démonstrateur de voiles 100% composite Solid Sail (avec un démonstrateur sur la baie de Saint-Nazaire…), projet de transport de pièces d’Ariane 6 vers Kourou… Pour réduire l’empreinte carbone des bateaux, la stratégie est aussi de s’orienter vers la conception de paquebots de plus petite dimension avec un fort niveau d’exigence, de passer de vaisseaux “usines” à des bateaux de luxe (ce que l’on voit notamment avec la signature d’un contrat pour deux yachts haut de gamme avec le groupe hôtelier Carlton).  Objectif : des bateaux plus hauts de gamme et de nouveaux standards de développement durable dans la construction maritime Comme le précise l’entreprise sur son site officiel, “Ces dix dernières années, notre politique de recherche et développement s’est ainsi concentrée sur des domaines tels que l’efficacité énergétique des navires que nous construisons, la réduction de tous les déchets et polluants et la diminution des émissions des gaz à effet de serre. Nous...
La révolution de la communication par les nanosatellites

La révolution de la communication par les nanosatellites

 Le déploiement de Starlink en France fait couler beaucoup d’encre. Porté par SpaceX, le projet consiste à permettre l’accès haut débit à Internet via une constellation de nanosatellites.  S’il existe différents types de satellites adaptés à des usages variés, les nanosatellites intéressent pour plusieurs raisons. La fréquence de passages : lorsqu’il s’agit de couvrir un réseau avec des passages plus fréquents, le choix d’une constellation de nanosatellites s’avère plus performant. Le coût : les petits satellites sont une solution moins onéreuse que les satellites géostationnaires (satellites immobiles dans le référentiel terrestre), pour ne citer qu’eux. L’investissement nécessaire est réduit, tant au niveau de leur fabrication que de leur lancement. L’agilité qu’ils permettent : lancer des grappes de satellites de manière rapide offre la possibilité de procéder à des réajustements réguliers en fonction des besoins. Pour donner une idée d’ordre de grandeur, un nanosatellite pèse généralement moins de 10 kg (on parle aussi de CubeSat), là où un gros satellite peut atteindre une masse supérieure à 5 tonnes. On constate toutefois ci-dessous que les nanosatellites ne sont pas les plus légers qui existent :    © Source: NASA, National Centre for Space Studies (CNES), Universitat Politècnica de Catalunya, KTH Royal Institute of Technology, École polytechnique fédérale de Lausanne, MIT [34 (https://www.mdpi.com/2072-4292/12/16/2546/htm#B34-remotesensing-12-02546)]. Elon Musk est loin d’être le seul à s’intéresser à ce type de satellites. On peut citer d’autres acteurs privés, à l’image d’Amazon. L’entreprise de Jeff Bezos prévoit de lancer une constellation de plus de 3 200 satellites en basse orbite, afin de proposer des services de haut débit à ses clients, aux entreprises et même aux gouvernements. Pour ce...
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