Industriels, comment engager l’ensemble de votre filière dans l’industrie 4.0 ?

Industriels, comment engager l’ensemble de votre filière dans l’industrie 4.0 ?

Inciter l’ensemble des acteurs à s’orienter vers l’industrie 4.0 est le socle d’accélérations majeures pour toute une filière. Bien souvent encore, les PME hésitent à prendre ce virage : leurs moyens sont plus limités que les grands groupes et la recherche du Retour sur Investissement (ROI) se joue sur des temporalités plus courtes.   Pourtant, les plate-formistes, systémiers, équipementiers au sommet des filières ont besoin d’engager toute la supply chain pour réussir ensemble la transformation d’une industrie. Et le potentiel est bien là : les PME disposent déjà de ressources et de moyens puissants pour s’y engager et investir dans des outils et technologies à très fort potentiel de valeur ajoutée.    Comment ?   1- Evaluer son potentiel d’investissement disponible en partant des problèmes existants  La première approche à avoir est de ne pas penser en termes de coûts purs, mais de partir d’un problème à résoudre et d’en déduire un budget d’investissement abordable.   Par exemple, subir un rebut de 10% de ses pièces en raison d’un faible taux de qualité coûte de l’argent jour après jour : en investissant dans un robot qui va permettre d’automatiser un process, ce pourcentage peut considérablement être revu à la baisse.  En d’autres termes : avec le budget économisé via la réduction des pertes qu’une nouvelle technologie va permettre, il devient possible de calculer le montant de l’investissement envisageable pour une transition maîtrisée vers des outils de pointe.   De nombreuses solutions sont aussi efficaces qu’abordables pour gagner du temps et de l’argent, tout en évitant d’éventuels arrêts de production si un souci sur un site distant survient. A titre d’exemple, il est tout à fait possible de gérer une First Article Inspection (FAI) à distance, avec une tablette...
Corac : comment le plan de relance va-t-il booster la révolution verte dans l’aéronautique ?

Corac : comment le plan de relance va-t-il booster la révolution verte dans l’aéronautique ?

Le 9 juin dernier a été présenté le Plan du Gouvernement pour soutenir la filière aéronautique. Ses objectifs sont multiples : maintenir l’excellence française et sa compétitivité dans le secteur, soutenir la transformation des ETI et des PME, accélérer la décarbonation et la transition écologique de l’industrie aéronautique, mais aussi parvenir à produire des aéronefs à la pointe de l’innovation dans tous les domaines.  L’enveloppe totale du plan s’élève à 15 milliards d’euros. Sur ce budget global, 1,5 milliards seront consacrés, via le Conseil pour la recherche aéronautique civile (Corac), à des initiatives visant à renforcer la Recherche et le Développement (R&D) jusqu’à pouvoir produire un avion neutre en carbone d’ici à 2035…. soit 15 ans avant la date initialement anticipée !  Ce financement public sera injecté sur les 3 prochaines années (300 millions en 2020, puis 600 millions en 2021 et 2022).  Si c’est bien une “révolution verte” qui s’annonce pour le secteur, l’aéronautique va bénéficier d’avancées notables sur bien d’autres plans. La France pourra ainsi non seulement être l’une des nations au monde les plus avancées en matière de technologies de l’avion propre, plus électrique et moins gourmand en carburant, mais aussi s’assurer un temps d’avance dans les chaînes de production spécialisées, l’innovation à bord et l’expérience passager.  Ce plan ambitieux va permettre d’accélérer le développement de différents projets dans le secteur aéronautique, avec des avions compétitifs et une expérience voyageur toujours plus avancée (IFE ou In-Flight Entertainment, siège, WiFi à bord…). L’impact des investissements et la mobilisation de la filière vont donc plus loin que la dimension écologique de l’aviation et du recours croissant à l’hydrogène....
Les capteurs intelligents

Les capteurs intelligents

Les capteurs intelligents deviennent incontournables dans un nombre grandissant de projets. Ils ont un impact à la fois sur le monde de l’industrie et sur celui de l’embarqué.  Il s’agit de capteurs permettant différentes mesures et capables de détecter, analyser et transmettre une information. Ils sont généralement intégrés dans des systèmes complexes. Par le passé, les capteurs classiques transformaient une force en tension. Désormais, avec la micromécanique et la micro-électronique, les capteurs intelligents embarquent tout dans un volume et un poids très restreints.  Intégrant une unité de calcul, ce sont des capteurs complexes au sens où il faut savoir comment ils fonctionnent, s’ils permettent un autodiagnostic, quels sont leurs avantages et inconvénients… ou encore comment cela se passe lorsqu’ils tombent en panne. Leur usage s’appréhende donc de manière différente.  On les trouve dans tous les secteurs, et notamment dans le contexte de l’usine du futur : fiabilisation des chaînes, meilleure communication entre les machines, transmission des données, augmentation de la productivité, détection des dysfonctionnements en amont, maintenance prédictive… Par exemple, un capteur va prendre une mesure physique et voir qu’elle commence à dériver, ce qui signifie qu’il peut identifier une panne estimée dans 1 mois, 6 mois, 1 an… autant d’éléments qui permettent d’anticiper précisément un problème ou une mise en maintenance plutôt que de les subir. Un traitement in situ qui marque une rupture avec les capteurs classiques Les capteurs intelligents embarquent de l’électronique. On peut aisément les brancher, connecter les données, les interfacer… Cela soulève bien sûr de nouveaux enjeux. En effet, l’architecture va devoir être pensée avec beaucoup plus de fonctions : il ne s’agit plus...
Usine du futur : enjeux de l’Internet Industriel des Objets (IloT)

Usine du futur : enjeux de l’Internet Industriel des Objets (IloT)

Selon une étude menée par IndustryARC, le marché de l’IoT Industriel devrait atteindre une valeur totale de près de 124 milliards de dollars d’ici à 2021, soit une croissance de 21% entre 2016 et cette date. Une autre étude de Strategy& PWC prévoit que d’ici 2020, quatre entreprises sur cinq auront numérisé leurs industries en Europe, avec un effort annoncé de 140 milliards d’euros par an. Qu’est-ce que l’IloT ?  L’IloT désigne l’Internet Industriel des Objets. L’acronyme est né sur la base de l’Internet des Objets (IoT ou Internet of Things, IdO en français) appliqué au secteur de l’industrie. L’IloT comprend notamment le Big Data, le machine-to-machine ou M2M, à savoir la communication entre machines sans intervention humaine et grâce à une technologie tierce (RFID notamment), ainsi que le machine learning. source L’Internet Industriel des Objets consiste à faire communiquer entre eux et avec les personnes différents objets connectés dans la chaîne industrielle. Par exemple, une machine va pouvoir échanger avec un objet et savoir s’il doit être coupé, manipulé ou encore renvoyé vers une autre machine… simplement en communiquant avec lui !  Les objets peuvent être des pièces, mais aussi des matières premières ou ébauches, qui vont en dialoguant pouvoir indiquer quels traitements ils doivent recevoir.  Sont donc concernés les machines et les différents terminaux communicants, mais aussi les infrastructures, les experts, les clients ou encore les fournisseurs qui interagissent avec les données. Les apports principaux de l’Internet Industriel des Objets  L’Industrial Internet of Things peut apporter de nombreux atouts : Un gain important de productivité; Une vue à 360° sur les opérations; Un suivi des actifs en...
Maintenance facilitée par la réalité augmentée

Maintenance facilitée par la réalité augmentée

La réalité augmentée consiste à superposer des éléments virtuels au monde réel. C’est ce que permettent par exemple les lunettes connectées et les casques de réalité augmentée. Loin d’être réservée aux domaines du divertissement comme le jeu vidéo, la réalité augmentée, de même qu’aujourd’hui la réalité mixte, trouve de nombreuses applications utiles dans différents secteurs, dont celui de l’industrie 4.0. Cette dernière y trouve différentes valeurs ajoutées, dont celle d’un réel apport en matière de maintenance industrielle.  Les apports de la réalité augmentée pour la maintenance industrielle  Une diffusion des informations en temps réel Le bon geste, au bon endroit et au bon moment : voilà notamment ce que permet la réalité augmentée, qui affiche des informations précises et localisées en temps réel. Avec son casque ou ses lunettes de réalité augmentée, l’opérateur n’a plus besoin de faire des allers-retours entre la situation réelle et les instructions à suivre. Il est de plus complètement libre de ses mouvements pendant la réalisation des tâches et voit sa charge cognitive considérablement réduite. De vrais gains de productivité Les doutes et ambiguïtés qui pourraient survenir pendant la maintenance sont levés, ce qui limite voire supprime les erreurs de manipulation. De plus, elle permet de gagner du temps sur certaines opérations d’identification ou de localisation d’éléments. Cela mène à des gains de productivité et une optimisation en profondeur des tâches de maintenance. L’ensemble de l’espace de production peut être modélisé en amont et donc exploité de manière optimale. Un autre point important est à prendre en compte en matière de productivité et de gain de temps : avec la réalité augmentée, les opérations...
L’aviation du futur : le projet HELIOS

L’aviation du futur : le projet HELIOS

Le projet HELIOS est un projet interne à AMETRA, développé dans le cadre de la nouvelle cellule R&D Ametra Research. L’objectif du projet est d’aboutir à un système de distribution 100% électrique pour les réseaux aéronautiques, ce qui inclut aussi la propulsion. Ces recherches s’inscrivent dans le contexte de l’avion plus électrique (More Electric Aircraft, MEA) Cadre, contexte et challenges du projet Helios Le but du MEA est, entre autres, le remplacement des réseaux de transmission de puissance hydraulique et pneumatique par de l’électrique. Pour cela il faut augmenter la transmission de puissance électrique et ainsi : augmenter le courant ou augmenter la tension; Le problème est que si l’on augmente le courant, on augmente aussi le volume et le poids des câbles. Ainsi, pour augmenter la transmission de puissance sans modifier le courant, on doit augmenter la tension. Sur cette base, des tests par paliers et selon différents scenarii peuvent être réalisés, en se posant par exemple la question : “sur 540V en continu au niveau de la tension réseau, que se passe-t-il?” L’un des points les plus impactants est le bouleversement au niveau de la tension du réseau. À l’heure actuelle, l’avion le plus avancé au sens du MEA est le Boeing 787, qui intègre du 270 V en courant continu en plus d’un réseau électrique conventionnel (115 V courant alternatif et 28 V courant continu). Les évolutions vont permettre de passer à 540 V continu, puis à 1000 V continu pour les gros porteurs. La question de la tension implique aussi des problématiques de maintenance et de sécurité. Des arcs électriques apparaissent déjà à 270 V en...
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