Agilité et Ingénierie : la conduite du changement au sein d’une entreprise

Agilité et Ingénierie : la conduite du changement au sein d’une entreprise

La conduite du changement et l’adoption d’une méthode agile sont au cœur des réflexions dans de nombreux secteurs, y compris dans l’industrie et l’ingénierie. Il s’agit d’une approche de pilotage et de réalisation de projets initialement née dans le secteur informatique. Elle permet de mieux satisfaire le client au plus près de ses besoins, tout en maîtrisant les coûts et en réduisant les délais et itérations inutiles. Quelles sont ses caractéristiques et implications pour l’entreprise ? Ce qu’implique la conduite du changement au sein d’une entreprise La conduite du changement appelle une approche globale. Par exemple, pour amorcer le passage d’une méthode cycle en V à une méthode agile, il faut amorcer une rupture dans le mode de fonctionnement de la société, ce qui contraint mécaniquement les collaborateurs à un effort d’apprentissage. Parler de conduite du changement, c’est aussi accompagner la rupture. Cela passe notamment par une évolution de la culture de l’entreprise ou du groupe, de la direction jusqu’au terrain. Une forte implication des managers de proximité pour accompagner le changement et fédérer les équipes est donc cruciale. Le changement s’effectue de manière pyramidale, via une communication claire de la direction vers l’ensemble des collaborateurs, voire des partenaires. En résumé, la rupture dans les modes de fonctionnement implique : Un effort d’apprentissage Un choix de changement dans une optique d’amélioration (et non pas “changer pour changer”) Une planification précise L’évaluation des impacts (par exemple, le passage du cycle en V à la méthode agile pour des ingénieurs) Une fédération des équipes Le renforcement du rôle de manager de proximité Une communication engageante, cadencée et régulière de la direction...
La R&D au cœur d’un bureau d’études

La R&D au cœur d’un bureau d’études

En matière de Recherche et Développement (R&D), les entreprises ont plusieurs options à leur disposition : faire appel à un contrat temporaire, à de l’intérim… ou bien opter pour un bureau d’études (BE) capable de mener à bien les recherches via une cellule dédiée. Les avantages d’une cellule R&D dans un bureau d’études Cette solution apporte une forte valeur ajoutée à différents niveaux : 1)   L’optimisation des délais, de la productivité et des coûts Opter pour un bureau d’études en charge de la R&D permet d’assurer que les compétences et collaborateurs sont entièrement dédiés au projet. Pour l’industriel, cela limite les coûts de formations et les éventuels investissements “externes” à l’activité. Une cellule R&D intégrée au BE offre aussi une forte adaptabilité à la charge. Cette souplesse permet aux industriels d’obtenir une vraie vision financière de leurs investissements, sans avoir à se soucier de la gestion des ressources humaines, des coûts supplémentaires qui surviennent fréquemment, des périodes où les besoins sont plus faibles ou, à l’inverse, en augmentation importante. Au final, chaque projet fait l’objet d’un accompagnement sur-mesure personnalisé et maîtrisé. 2)   Des capacités d’innovation remarquables Les compétences outils et techniques des ingénieurs permettent d’allier leur savoir-faire et spécialités à une forte créativité. Dans le cas du Groupe AMETRA, cette dimension est renforcée par une approche multi-niveaux et cross-sectorielle permettant de bénéficier de la fertilisation croisée et des retours d’expériences entre différents secteurs et projets. Décloisonnement des échanges et des perspectives, réflexions transverses sur de possibles transferts de technologies, de méthodologies, d’outils ou encore de compétences : la capacité à innover se trouve considérablement accélérée. 3)   La possibilité de...
Planification, la quatrième dimension…

Planification, la quatrième dimension…

Encadrer précisément des opérations de maintenance et pouvoir mettre en place une planification dynamique qui inclut notamment l’évolution de différents scénarios en fonction de leurs coûts, de leurs interactions et des déplacements dans l’espace (délais) est rendu possible par le recours à la 4D, via le logiciel SYNCHRO. Dans ce contexte, la 3D vient se mettre au service de la 4D. Cette dernière remplace les outils 3D habituels, y ajoute une dimension temps et rend ainsi possible une gestion affinée, immersive et évolutive des projets industriels. Comment la 4D améliore la planification et la maîtrise de la maintenance Concrètement, la technologie 4D connecte la maquette 3D du projet au planning d’exécution. S’il s’agit d’une solution qui peut être très utile dans le secteur du bâtiment (dans le cadre BIM par exemple), elle concerne en réalité l’ensemble de l’organisation industrielle. Ainsi, sur des développements de bâtiments industriels impliquant beaucoup d’opérations de maintenance et des délais très tendus pour cette dernière (équipement nucléaire critique, etc.), avoir recours à Synchro au sein d’un bureau d’études va permettre de travailler en amont pour valider la faisabilité du projet, proposer des amendements… Le logiciel permet d’analyser tous les flux d’utilisation d’ateliers et de passages en fonction de scénarios donnés, sur lesquels il va être possible d’analyser comment les 3D s’assemblent, bougent et si l’organisation est compatible avec un temps fixé en maintenance. En superposant les trajectoires des produits, Synchro va permettre d’analyser les contraintes de flux qui peuvent se croiser et les zones susceptibles d’être inutiles pendant le processus. Ce qu’apportent la 4D et Synchro au travail des bureaux d’études Plutôt qu’une approche “traditionnelle”...
Vers l’avion plus électrique et hybride

Vers l’avion plus électrique et hybride

© image principale : Modélisation de l’avion régional hybride électrique de la start-up américaine Zunum Aero, qui utilisera un turbomoteur développé par Safran Helicopter engines Des avions qui polluent moins, un niveau de bruit réduit, une maintenance simplifiée … le développement d’aéronefs plus électriques et hybrides s’accélère partout dans le monde, porté notamment par des programmes communs tels que Clean Sky 2 et le More Electric Aircraft (MEA). Clean Sky 2 et MEA : l’électrification croissante de l’aéronautique au service de l’environnement Le programme More Electric Aircraft (MEA) a pour objectif de réduire l’empreinte environnementale des aéronefs à différents niveaux (gaz, CO², mais aussi bruit), en divisant par 4 les émissions de CO² d’ici à 2050. Cette volonté ne date pas d’hier : cela fait plusieurs années que l’ensemble de la filière investit dans l’électrification. Elle a démarré sur des programmes d’avions légers d’une capacité de 2 à 4 personnes. Les grands avionneurs comme Airbus ou encore des équipementiers (Safran, Thales…) prennent également une part considérable dans cette révolution technologique. La première partie du programme MEA est échelonnée jusqu’en 2025. Pendant cette première phase, les équipementiers vont faire évoluer les équipements non propulsifs pour que ces derniers soient de plus en plus électriques. Par la suite, l’objectif sera d’implémenter des systèmes propulsifs hybrides distribués, ce qui implique d’agir directement sur les moteurs. Une électrification à 100% n’est actuellement pas possible pour des avions de type A320 par exemple, car il faut énormément de batteries pour pouvoir se substituer aux moteurs actuels. Pour ces avions, l’une des pistes d’évolution à terme pourrait être le recours à l’hydrogène. Cela étant dit,...
Les partenariats entre centres de recherches & ingénieristes pour amener une innovation jusqu’au marché

Les partenariats entre centres de recherches & ingénieristes pour amener une innovation jusqu’au marché

Lorsqu’un centre de recherches ou une start-up spécialisée développe une technologie avancée, il arrive fréquemment qu’un problème de niveau de maturité technologique se pose. Concrètement, des recherches poussées vont par exemple être faites sur certains sujets et donner naissance à des avancées intéressantes en matière de sécurité de l’information ou encore de semi-conducteurs … mais le fossé entre les chercheurs et les industriels reste très important. En d’autres termes : d’autres développements sont nécessaires pour qu’un industriel s’intéresse au sujet et que l’innovation soit potentiellement commercialisable un jour. La mission du bureau d’études : faire évoluer l’innovation sur l’échelle TRL dans un contexte de faible maturité Pour amener une innovation jusqu’au marché, il faut donc être capable de faire monter le projet sur l’échelle TRL (Technology Readiness Level), qui permet d’évaluer le niveau de maturité de ce dernier. Elle permet d’avoir des repères permettant de projeter le développement et l’intégration de la technologie dans un sous-système ou système opérationnel. L’échelle est divisée en 9 niveaux, le 9e désignant le stade auquel la technologie a une application réelle en conditions de mission et sous sa forme finale. Lorsqu’une nouvelle technologie est développée, elle est en effet très rarement applicable telle quelle et de manière immédiate (TRL 1 sur le schéma ci-dessous). C’est dans ce contexte que le Groupe AMETRA intervient notamment aux côtés du CEA-Leti, afin d’apporter le niveau de maturité technique suffisant à certaines technologies innovantes et pouvoir ainsi envisager qu’un industriel s’y intéresse. Cela peut inclure un travail de fond sur le design, l’ergonomie… nous travaillons à rendre un système mature dans un environnement spécifique, ce qui permettra...
Support et infrastructure : les apports du scan 3D

Support et infrastructure : les apports du scan 3D

Le scan 3D apporte de nombreux avantages dans différents domaines d’application, dont l’évolution et le suivi d’infrastructures neuves ou existantes. Le scan 3D, un outil à forte valeur ajoutée en matière d’infrastructure et de support Son utilisation permet d’optimiser le travail à différentes étapes : • Recherche et modélisation de l’existant • Vérification de l’existant (calcul) • Modification et/ou optimisation de l’existant (calcul et études) en phases APS (Avant-Projet Sommaire) et APD (Avant-Projet Définitif) • Support de communication (modélisation et obtention d’images réalistes) • Support de la maîtrise d’ouvrage (calcul et plans) en phase PRO • Support de la maîtrise d’œuvre (calcul et plans de fabrication) en phase EXE • BIM (Building Information Modeling) Le terme “support” peut alors désigner soit le support au maître d’œuvre ou à la maîtrise d’ouvrage, soit le support en matière d’infrastructure (tout ce qui relève du supportage). Le scanner 3D permet de générer un nuage de points. Ce dernier sera exploité de différentes manières : esquisse du volume grossier de la structure, amélioration de la précision de la maquette au moment des plans d’APS puis lorsque le projet passe en phase d’étude de construction réelle, rétro-ingénierie, vérification de la conformité… C’est aussi un outil essentiel de scan-to-BIM, puisque des nuages de points peuvent être transformés en modèles BIM. Qu’il s’agisse de structures existantes ou d’infrastructures neuves, le scan 3D représente une vraie valeur ajoutée. Comment le Groupe AMETRA utilise le scan 3D pour les infrastructures et le BIM Si ce type d’approche s’applique aux bâtiments en général, nous l’utilisons aujourd’hui beaucoup pour les ateliers et structures métalliques, comme ceux de la SNCF par...
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