Les SNLE 3G (c’est-à-dire de 3e génération) désignent les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins destinés à remplacer la génération actuelle (à l’image du contre-torpilleur Le Triomphant).

SNLE 3G est un programme régalien. Il s’inscrit dans le cadre des grands programmes d’armement dont la Direction Générale de l’Armement (DGA) assure la maîtrise d’œuvre depuis sa création il y a 60 ans, et notamment dans le programme Cœlacanthe (en charge notamment du renouvellement de la composante nucléaire océanique de la dissuasion) . 

Florence Parly a annoncé en février 2021 la notification du marché de conception d’une durée de 5 ans. La construction du premier sous-marin débutera en 2023 à Cherbourg. 

Les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins visent notamment à renforcer la capacité de dissuasion de la Force océanique stratégique (FOST) et donc à préserver les intérêts vitaux de la nation. 

A l’heure actuelle, cette mission est effectuée par quatre SNLE 2G, des sous-marins de deuxième génération. Les SNLE 3G viendront prendre leur relève pour les 50 années à venir et embarqueront les déclinaisons futures du missile stratégique M51. 

La loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit que la nouvelle génération remplacera les actuels SNLE au fur et à mesure de leur retrait de service, et ce à partir de 2035. 

Un programme d’envergure pour l’industrie française 

Le programme SNLE 3G fait l’objet d’un accord cadre avec l’industrie pour le développement, l’industrialisation, la logistique et la production des quatre sous-marins. La maîtrise d’ouvrage revient à la DGA et au CEA pour la propulsion nucléaire.

C’est dans ce contexte que Naval Group et TechnicAtome apportent leurs expertises respectives. Le 1er gère la maîtrise d’œuvre de l’ensemble de la fabrication, en cotraitance avec TechnicAtome pour la réalisation des chaufferies nucléaires. L’une des spécificités des technologies de simulation utilisées est qu’elles permettent de réduire de 50% les essais en bassin ou en mer. 

De manière plus large, le programme va mobiliser 200 entreprises et 3000 personnes pendant plusieurs décennies (près de 90 % de la valeur ajoutée du programme SNLE 3G sera produite en France). 

Dans le cadre de la construction des quatre futurs SNLE 3G, Naval Group a signé ses premiers contrats d’approvisionnement avec différents fournisseurs impliqués, comme Framatome, Aubert et Duval, CNIM ou Industeel. Naval Group coordonnera les contributions de 200 entreprises françaises partenaires, établies dans l’ensemble de l’hexagone.” (source : Naval Group).

Du côté de TechnicAtome, le travail sur les chaudières se présente ainsi :

  • Développement de la chaufferie du sous-marin : études de conception et de dimensionnement, aménagement des installations, définition et qualification des équipements et des systèmes de la chaufferie, définition et qualification des combustibles nucléaires
  • Études de sûreté et de production de la documentation réglementaire permettant d’obtenir les autorisations d’exploitation$
  • Réalisation des chaufferies des 4 sous-marins : approvisionnement des équipements, montage des chaufferies, réalisation du contrôle-commande et déroulement des essais de démarrage
  • Développement et réalisation du système de soutien comprenant en particulier les outillages de chargement et déchargement du cœur ainsi que les plateformes d’entraînement pour la formation des personnels de la Marine Nationale

Les SNLE 3G, fleurons de la technologie française

Les nouveaux sous-marins seront plus rapides, plus silencieux et plus gros (d’une longueur de 150 mètres environ et pour un équipage de plus de 100 marins capables d’y vivre près de 3 mois) que la génération précédente.

Chacun d’entre eux embarquera une version améliorée du missile balistique M51, ainsi qu’un sonar dont le développement a été confié au groupe Thales. 

Invulnérabilité, discrétion, furtivité : les SNLE visent à relever des défis de taille. Rappelons qu’il s’agit de sous-marins aux technologies les plus avancées au monde, puisqu’ils combinent une plateforme de lancement de fusées, une chaufferie nucléaire embarquée et des équipements avancés de détection, d’autodéfense, d’armement et de communication (environ 100 000 appareils doivent y être intégrés). 

C’est donc toute l’expertise de la filière technologique et industrielle française qui entre en compte dans leur conception et leur production, ce à quoi peuvent prétendre très peu de pays à travers le monde à l’heure actuelle.

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© Naval Group – image principale

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