La robotique, terrain de bataille montant pour la souveraineté technologique ? C’est en tout cas ce que laissent penser les investissements importants prévus par l’Europe dans le cadre d’Horizon Europe, ce que souligne la Fédération Internationale de Robotique (IFR) dans un rapport publié le 27 mai dernier

Il faut dire que la concurrence mondiale pousse à s’engager plus loin dans cette voie. La Chine, avec son plan Made in China 2025, le Japon, via “The New Robot Strategy” ou encore l’”Intelligent Robot Development and Supply Promotion Act” coréen montrent à quel point le domaine est porteur d’enjeux majeurs pour les Etats et, à travers eux, l’ensemble des acteurs des filières concernées.

De son côté, l’Europe a lancé son programme-cadre Horizon Europe, dédié à la recherche et à l’innovation sur la période 2021-2027. La partie dédiée à la robotique s’inscrit dans le cadre du Cluster 4 intitulé “Numérique, industrie et espace”. Les projets se concentreront sur la transition numérique des secteurs de la fabrication et de la construction, avec un accent placé sur l’importance des PME, mais aussi la recherche et le développement en matière de technologies clés. Le budget total dédié à la robotique s’élève à près de 200 millions d’euros.

Dans ce contexte, quels sont les robots marquants du moment ? Ce ne sont bien sûr que quelques exemples : le secteur ne cesse d’innover !

La société Naïo Technologies développe des robots autonomes pour l’agriculture. Ces derniers, 100% électriques, permettent d’alléger la charge de travail des agriculteurs dans leurs tâches quotidiennes. Vignes, désherbage, robot enjambeur… avec à la clé : une meilleure rentabilité des exploitations et moins de recours aux intrants chimiques. Naïo travaille aussi sur le développement d’une solution basée sur l’intelligence artificielle pour son robot Dino (maraîchage de plein champ. 

De son côté, le robot bipède Cassie, développé par Agility Robotics, est capable d’apprendre à marcher tout seul. Un tour de force permis par le recours à l’apprentissage par renforcement et deux environnements virtuels.

Le constructeur suédois Brokk a récemment lancé son Brokk 900, le “robot de démolition le plus grand et le plus puissant au monde”. Avec une puissance augmentée de 25% par rapport au modèle précédent, le Brokk 900 va permettre de réaliser des travaux souterrains de roche au degré de complexité élevé. 

Enfin, en matière de Défense, d’équipements industriels ou encore d’industrie maritime, ECA Group propose des solutions robotisées complètes, basées par exemple sur des drones interopérables aériens, terrestres et maritimes, ou encore sur des robots destinés au marché EOD/IED. 

La société est également engagée dans un contrat d’export important pour la modernisation de robots de lutte contre les mines. Elle équipe d’ailleurs les marines mondiales en systèmes robotisés de déminage sous-marin depuis près de 50 ans.

Et la suite ? 

Parmi les annonces importantes du moment, la start-up Path Robotics lève 56 millions de dollars pour son robot industriel de soudage. Ce dernier utilise le procédé MIG-MAG et permettra de pallier le manque de main-d’œuvre sur les postes de soudeurs. 

Autre levée notable, celle de Realtime Robotics. L’entreprise travaille sur une solution permettant aux robots industriels d’adapter leurs mouvements en temps réel et d’éviter les collisions. 

Ces différentes avancées posent aussi la question, au-delà des prouesses technologiques et des applications concrètes dans différents secteurs, des interactions hommes-machines et des enjeux liés à la cobotique.

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© ECA Group – image principale

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