L’acronyme EPR désigne le réacteur européen à eau pressurisée (Evolutionary Power Reactor), développé dans les années 90 par NPI (société détenue par Framatome SA et Siemens KWU).

Après Taishan 1 & 2, les EPR en Finlande à Olkiluoto, en France à Flamanville et au Royaume-Uni à Hinkley Point, une nouvelle étape est envisagée en France avec le programme EPR2 qui constitue la nouvelle génération d’EPR.

Le plan de construction de 3 paires de réacteurs sur des sites existant (6 EPR au total) est en cours de réflexion entre EDF et le Gouvernement, avec pour objectif une remise de l’offre à l’Etat mi 2021, et décision d’investissement à horizon fin 2022.

L’objectif pour le groupe EDF est de lancer un nouveau modèle qui délivre à peu près la même puissance que les EPR actuels, mais à coût inférieur et en permettant de préserver et faire rayonner les compétences de la filière nucléaire française.

Un enjeu important : la pérennisation des compétences

La pérennisation des compétences est un enjeu capital pour la filière nucléaire française. La conduite et la réalisation des grands programmes nucléaires nécessitent une expertise technique spécifique en conception, en procédés de fabrication, et en sureté. EPR2 constitue une des rares perspectives de nouveaux projets dans ce secteur et devient fondamental pour permettre de développer les compétences au sein des nouvelles générations d’ingénieurs.

L’approche : capitaliser sur l’existant pour passer à l’étape suivante

Le deuxième objectif est de capitaliser sur les EPR actuels pour concevoir et fabriquer les EPR2 sur la base du retour d’expérience issu de la génération actuelle.

Ametra Group a travaillé et continue de travailler sur les EPR actuels, afin d’accompagner Framatome et Edvance en apportant ses compétences en mécanique et en calcul. Ces dernières seront mises au service du nouveau projet de réacteurs. L’idée est de contribuer au développement de la génération à venir en utilisant le retour d’expérience recueilli jusqu’alors.

À l’heure actuelle, une équipe Ametra travaille déjà sur la capitalisation vers l’EPR2, notamment sur la question des piscines en vue d’en faire bénéficier la filière, même si le projet n’est pas encore lancé par Le Gouvernement.

Les défis à relever

Dans la mesure où l’objectif de l’EPR2 est de concevoir un EPR moins cher, mais qui offre le même niveau de performance que la génération actuelle, l’un des défis majeurs est la démonstration auprès de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) de la conformité en matière de sureté à des coûts moindres.

L’un des axes de travail est donc de rationaliser l’approche pour atteindre cet objectif.

Ametra a constitué une équipe experte en conception mécanique pour travailler sur ces enjeux. Les liners ont été mentionnés, mais le travail porte sur bien d’autres éléments de mécanique et de tuyauterie.

Cette implication souligne d’autant plus l’expérience et le savoir-faire du groupe dans le secteur nucléaire depuis sa participation aux programmes majeurs comme le RJH et le nouveau nucléaire jusqu’à sa participation à la commission innovation du GIFEN, pour ne citer que ces projets.

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image principale : EPR de Flamanville © Ouest France

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