Se préparer à l’ALM : les différentes étapes et une nouvelle manière de concevoir

Se préparer à l’ALM : les différentes étapes et une nouvelle manière de concevoir

La fabrication additive marque une rupture importante avec les procédés traditionnels, puisqu’elle consiste à superposer des couches de matière plutôt qu’en retirer (fabrication soustractive). Se préparer à l’ALM (Additive Layer Manufacturing) implique donc de repenser son approche de l’ingénierie.   Pourquoi ? Une liberté de conception exceptionnelle Avec la fabrication additive, les règles classiques de conception n’ont plus lieu d’être. Cela implique d’avoir une vision fonctionnelle qui ne s’encombre pas de la notion de limites au niveau de la fabrication. De nouvelles combinaisons de matériaux sont rendues possibles La conception de formes n’est pas limitée par le passage d’outils de soustraction Il devient possible de concevoir des systèmes aux géométries innovantes Le coût de fabrication n’est plus lié à la complexité géométrique   La disparition des limites techniques liées à l’usinage, à l’injection ou encore au moulage offre donc un champ de conception remarquablement étendu. Les étapes de la fabrication additive Selon qu’il s’agit d’une fabrication nouvelle ou d’un rechargement, les contraintes liées à chaque étape varient. Les bases restent néanmoins les mêmes. Conception assistée par ordinateur (CAO 3D/ format STL), afin de modéliser le composant et piloter la fabrication (géométrie, matières utilisées, phases du processus, intégration des données de l’optimisation topologique.) Préparation des fichiers : état de surface, prise en compte de la géométrie de la pièce pour les supports, orientation, placement des fichiers, tranchage Phase de fabrication Post-traitement pour les finitions de la pièce (nettoyage, polissage, sablage, traitement thermique, usinage…)   Une étape de qualification de la pièce reste également indispensable aujourd’hui : tests mécaniques, de fatigue, de granulométrie, de porosité. Pour bien préparer son entreprise à l’ALM, il est...
Qu’est-ce que l’ALM ? Atouts et perspectives

Qu’est-ce que l’ALM ? Atouts et perspectives

L’ALM (Additive Layer Manufacturing), ou fabrication additive, désigne les procédés qui permettent de fabriquer un objet physique « couche par couche » par ajout de matière, et ce à partir d’un objet numérique (norme NF E 67-001). On parle aussi d’impression 3D ou tridimensionnelle, même si cette dernière englobe différentes techniques. Il s’oppose ainsi aux méthodes de fabrication soustractives, puisqu’il s’agit de mettre de la matière là où elle est nécessaire, via le dépôt puis la fusion de couches projetées. A l’origine, la fabrication additive était réservée au prototypage. Aujourd’hui, elle est également utilisée au niveau de la phase de production d’un produit et son application s’est étendue à d’autres matériaux, tels que les métaux par exemple. Son expansion s’est faite en plusieurs étapes : photopolymérisation dès 1986, fabrication métallique en 2001, fabrication directe en 2005, et application multimatériaux depuis 2010. Les atouts de la fabrication additive Bien qu’encore moins productive que l’usinage traditionnel et donc orientée vers des productions de pièces en petite et moyenne série, l’ALM a de nombreux avantages : La possibilité de réparer des pièces endommagées Le remplacement de pièces anciennes dont la production en série est terminée ou plus en stock La création de pièces très complexes, dont la fabrication était inenvisageable en usinage traditionnel L’optimisation avancée des pièces (masse, etc.) Après le prototypage rapide, la possibilité de fabrication directe Un gain de temps pour les petites séries et les formes complexes La diminution des assemblages… Et demain ? Les perspectives de l’ALM Si les verrous technologiques subsistent (coût des machines et consommables, problématiques de propriété intellectuelle…), la fabrication additive est déjà une révolution qui permet d’envisager de nouvelles...