Longtemps perçu comme une contrainte réglementaire ou un exercice de communication, le bilan carbone s’impose aujourd’hui comme un outil de pilotage de plus en plus concret pour les entreprises d’ingénierie.
Chez Ametra, la démarche ne répond pas à une obligation légale stricte. Elle est née d’une réalité de terrain : les clients demandent davantage de preuves et de cohérence sur les engagements environnementaux de leurs partenaires, et les collaborateurs, notamment les plus jeunes, attendent des entreprises qu’elles traduisent leurs intentions en actions concrètes mesurables.
Ce positionnement s’appuie aussi sur une conviction : le respect de l’environnement fait partie des engagements qu’Ametra souhaite faire vivre dans la durée.
L’enjeu n’est donc pas de “faire bien” sur le papier, mais de mesurer, comprendre et agir pour réduire.
Réalisé selon un cadre standardisé et accompagné d’objectifs chiffrés, le bilan carbone d’Ametra vise à structurer une trajectoire de réduction progressive, réaliste et suivie dans le temps.
Pourquoi les entreprises d’ingénierie s’emparent du bilan carbone
Dans l’ingénierie, le bilan carbone est un critère de plus en plus présent dans les décisions. S’il existe bien sûr un contexte réglementaire global, dans la pratique, ce sont surtout les donneurs d’ordre qui accélèrent le mouvement.
Les appels d’offres évoluent : les clients souhaitent vérifier qu’un prestataire a bien réalisé un bilan carbone et qu’il ne s’arrête pas au diagnostic. Ils attendent un plan d’actions clair, assorti d’une logique de suivi.
Cette exigence est aussi liée à une mécanique simple : les émissions d’un fournisseur peuvent entrer dans le scope 3 du bilan carbone de son client. Autrement dit, l’empreinte d’une entreprise comme Ametra devient une composante de celle de ses partenaires. La demande “descend” naturellement toute la chaîne.
À cette dimension business s’ajoute un fort enjeu humain. Attirer et fidéliser des profils jeunes passe aussi par la capacité d’une entreprise à rendre ses engagements crédibles, concrets, et cohérents avec sa manière de travailler. Mesurer son impact et agir pour le réduire devient un signal de sérieux.
Un cadre standardisé pour mesurer les émissions
Ametra a choisi de s’appuyer sur des références reconnues, afin de garantir la comparabilité et la robustesse de la démarche.
Le calcul est réalisé selon le protocole GHG (GreenHouse Gas protocol), qui structure les émissions en trois périmètres : les émissions directes (scope 1), celles liées à l’énergie (scope 2), et les émissions indirectes liées à la chaîne de valeur (scope 3), qui incluent notamment les fournisseurs et l’amont/aval des activités.
Pour réaliser ce bilan et assurer son suivi, Ametra utilise la plateforme EcoVadis, déjà mobilisée pour structurer et évaluer sa démarche RSE. EcoVadis met désormais à disposition un module dédié au calcul du bilan carbone : il permet d’obtenir une mesure annuelle des émissions de CO₂ et de construire un plan de réduction. C’est également un choix pragmatique : l’outil est reconnu par les clients, qui demandent parfois un accès aux résultats dans un cadre standardisé.
Un point de départ chiffré et une trajectoire assumée
Le bilan carbone d’Ametra fait apparaître une moyenne de 8,4 tonnes de CO₂ par collaborateur et par an. L’objectif est de passer sous les 6 tonnes, à horizon 2035.
Cet objectif ne repose pas sur une promesse abstraite. Il a été défini à partir des résultats obtenus et d’une estimation réaliste de ce qui est atteignable, compte tenu des leviers existants.
L’idée n’est pas d’afficher une ambition spectaculaire, mais d’inscrire la réduction dans une trajectoire crédible, compatible avec l’activité de l’entreprise et la réalité des implantations.
Réduire son empreinte carbone : les leviers concrets chez Ametra
Réduire des émissions nécessite d’agir là où l’impact est réel. Chez Ametra, la trajectoire de réduction s’appuie d’abord sur des leviers très opérationnels liés aux locaux, à l’énergie, aux mobilités et aux fournisseurs.
Sur les bâtiments, l’objectif est clair : profiter des déménagements et réaménagements d’agences pour privilégier des locaux plus sobres énergétiquement. C’est déjà le cas de Clamart, où les locaux sont modernes et mieux optimisés. La même logique s’est appliquée à d’autres implantations, comme Lyon ou Bordeaux, et sera prise en compte au fil des évolutions à venir, notamment quand certaines équipes grandissent et nécessitent des surfaces plus importantes.
La mobilité constitue un autre pilier du plan d’action. Ametra fait évoluer progressivement sa flotte automobile, d’abord via l’hybridation, avec une trajectoire vers l’électrification. Les déplacements professionnels sont également concernés : l’entreprise cherche à réduire autant que possible le recours à l’avion sur les trajets internes, en privilégiant le train pour des voyages de moins de trois heures par branche. Pour limiter les déplacements non essentiels, les outils de visioconférence sont naturellement intégrés dans les pratiques.
Enfin, Ametra agit aussi sur les mobilités du quotidien. L’entreprise rembourse 100 % des abonnements de transports collectifs, comme le pass Navigo en Ile-de-France, et encourage l’usage du vélo lorsque le contexte s’y prête, à travers un accord d’entreprise sur les « mobilités douces ». L’objectif n’est pas d’imposer un modèle unique, mais de rendre les choix les plus sobres, plus simples et plus accessibles.
Sur les pratiques internes, la dématérialisation progresse également : factures, notes de frais, fiches de paie… tout ce qui peut l’être est progressivement basculé sur des flux numériques sécurisés. Cette démarche permet de réduire l’usage du papier, tout en gardant un regard lucide : le numérique a aussi un coût énergétique et ces impacts seront amenés à être mieux mesurés dans les années à venir.
Pour l’externe, Ametra n’oublie pas l’impact de son « scope3 », c’est-à-dire celui de ses fournisseurs. Pour une société d’ingénierie comme Ametra qui travaille beaucoup en « build-to-spec » (voir l’exemple de la plateforme CIH pour ArianeGroup), il est indispensable de demander à ses partenaires de s’engager. Pour cela, des critères environnementaux ont été intégrés par le service qualité aux documents d’évaluation des fournisseurs et le bilan carbone des transports de composants électroniques, notamment en provenance d’Asie, est analysé et intégré aux critères de choix des solutions retenues.
Scopes 1, 2, 3 : une stratégie différenciée
La force d’un bilan carbone est aussi de rendre visibles les périmètres de responsabilité. Ametra distingue clairement ce qui relève de son action directe, et ce qui dépend davantage de l’écosystème.
Sur les scopes 1 et 2, qui regroupent notamment les véhicules, les déplacements, et l’électricité des bâtiments, l’objectif est ambitieux : atteindre –50 %. Cette ambition est jugée atteignable car les leviers sont identifiés et les évolutions structurelles (électrification, réduction de l’avion, sobriété énergétique des locaux) vont dans ce sens.
Sur le scope 3, lié notamment aux fournisseurs et à la chaîne de valeur, l’objectif est fixé à –30 %. Il est volontairement plus prudent : le groupe maîtrise moins directement les actions de ses partenaires. Pour autant, le sujet n’est pas mis de côté.
L’éco-conception : un levier clé pour l’ingénierie
Dans une entreprise d’ingénierie, la réduction de l’empreinte carbone ne se joue pas uniquement sur les pratiques internes. Elle se joue aussi dans la manière de concevoir.
L’éco-conception consiste à intégrer des critères environnementaux dès les premières étapes d’un projet. Elle prend en compte l’ensemble du cycle de vie, de l’extraction des matières premières à la fabrication, du transport à l’usage, jusqu’au recyclage ou à la fin de vie.
Sur le plan du bilan carbone, cela se rattache largement au scope 3, puisque l’impact dépasse le périmètre strict de l’entreprise et s’étend aux choix techniques et industriels tout au long de la chaîne.
C’est un axe structurant, au plus près du cœur de métier, qui mérite d’être approfondi et détaillé dans un contenu dédié, en lien avec la direction technique.
Mesurer, suivre, embarquer : une démarche dans la durée
Le bilan carbone n’a de valeur que s’il est suivi. Ametra prévoit donc un pilotage annuel, en enrichissant les données (kilométrages, consommations, énergie…) et en mesurant l’évolution d’une année sur l’autre.
La communication interne est également un point clé. Une première étape de sensibilisation a déjà été menée sur l’existence du bilan et du plan d’action. L’enjeu, dans les prochains mois, sera d’expliciter davantage ce qui est attendu et de faire en sorte que les collaborateurs soient pleinement embarqués dans la trajectoire.
À plus long terme, Ametra vise aussi une certification sur la norme ISO 26000, référence en matière de RSE, à horizon 2030, pour renforcer encore la structuration et la cohérence de sa démarche.
Un bilan carbone utile s’il sert à agir
Dans l’ingénierie, le bilan carbone n’est pas une vitrine : c’est un outil. Il ne résout pas tout, il n’efface pas toutes les limites (notamment sur le scope 3), mais il permet de mesurer, de prioriser, de progresse et de communiquer une ambition
Chez Ametra, la démarche s’inscrit dans une logique simple : faire preuve de transparence, construire une trajectoire crédible et mettre en place des actions concrètes là où elles produisent un impact réel. Une approche pragmatique, mesurable et durable, au service des clients, des collaborateurs et des projets industriels de demain.
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