Vers une plus grande efficacité énergétique de l’industrie : quelles solutions pour quels résultats ?

Vers une plus grande efficacité énergétique de l’industrie : quelles solutions pour quels résultats ?

L’industrie apparaît souvent comme un obstacle à la lutte contre le changement climatique. D’un point de vue purement européen, on estime qu’elle est à l’origine de 20% des émissions de gaz à effet de serre du continent, et que l’extraction et la transformation des ressources sont responsables de plus de 90% de la perte de biodiversité et du stress hydrique (chiffres : Commission Européenne). Malgré tout, le virage énergétique est en marche et désormais indissociable de l’industrie du futur, que l’on qualifie déjà de nouvelle révolution industrielle. Il est intéressant de noter que la France est le 4e pays le plus vert au monde au classement mondial Green Future Index, et que les efforts conjoints tant au niveau national qu’européen visent à atteindre des objectifs ambitieux. Et comme nous allons le voir, l’industrie est en mesure d’être une solution à part entière au changement climatique, tout en prenant un temps d’avance en matière de production et d’innovation. Les enjeux de l’industrie durable : une stratégie qui dépasse le seul produit fini Le concept d’industrie durable s’installe de plus en plus, au point d’ailleurs d’avoir ses propres récompenses via les Trophées de l’Industrie Durable, lancés en 2020 par l’Usine Nouvelle (la prochaine édition aura d’ailleurs lieu à la fin du mois de juin). Parmi les lauréats récompensés, on peut citer Gravanches, 1ère usine Michelin zéro émission, Nutergia pour son modèle d’éco-construction, ou encore XPO qui obtient le Prix Création de valeur partagée & Ecosystème en redonnant vie au polystyrène.  La notion d’industrie durable implique non seulement d’optimiser les produits et services mis sur le marché (cycle de vie, recyclage, éco-conception…),...
Les nouveaux robots : la course à l’innovation en robotique s’accélère

Les nouveaux robots : la course à l’innovation en robotique s’accélère

La robotique, terrain de bataille montant pour la souveraineté technologique ? C’est en tout cas ce que laissent penser les investissements importants prévus par l’Europe dans le cadre d’Horizon Europe, ce que souligne la Fédération Internationale de Robotique (IFR) dans un rapport publié le 27 mai dernier.  Il faut dire que la concurrence mondiale pousse à s’engager plus loin dans cette voie. La Chine, avec son plan Made in China 2025, le Japon, via “The New Robot Strategy” ou encore l’”Intelligent Robot Development and Supply Promotion Act” coréen montrent à quel point le domaine est porteur d’enjeux majeurs pour les Etats et, à travers eux, l’ensemble des acteurs des filières concernées. De son côté, l’Europe a lancé son programme-cadre Horizon Europe, dédié à la recherche et à l’innovation sur la période 2021-2027. La partie dédiée à la robotique s’inscrit dans le cadre du Cluster 4 intitulé “Numérique, industrie et espace”. Les projets se concentreront sur la transition numérique des secteurs de la fabrication et de la construction, avec un accent placé sur l’importance des PME, mais aussi la recherche et le développement en matière de technologies clés. Le budget total dédié à la robotique s’élève à près de 200 millions d’euros. Dans ce contexte, quels sont les robots marquants du moment ? Ce ne sont bien sûr que quelques exemples : le secteur ne cesse d’innover ! La société Naïo Technologies développe des robots autonomes pour l’agriculture. Ces derniers, 100% électriques, permettent d’alléger la charge de travail des agriculteurs dans leurs tâches quotidiennes. Vignes, désherbage, robot enjambeur… avec à la clé : une meilleure rentabilité des exploitations et moins...
L’impression 3D dans l’aéronautique depuis 10 ans : où en est-on ?

L’impression 3D dans l’aéronautique depuis 10 ans : où en est-on ?

Si la fabrication additive fait beaucoup parler d’elle, popularisée notamment par l’expression d’”impression 3D”, elle ne date pourtant pas d’hier. Dans le secteur aéronautique notamment, l’adoption de cette technologie remonte aux années 1980.   Depuis une dizaine d’années, son accélération et les attentes qu’elle suscite font que l’on parle régulièrement de 3e révolution industrielle.   Course à l’innovation, défis environnementaux de taille à relever, nouvelles perspectives de designs complexes, gains impressionnants sur le poids des pièces, agilité et rapidité de production, optimisation du stockage et de la maintenance… il n’est pas étonnant que les 15% du chiffre d’affaires du secteur consacrés à la R&D portent autant sur la fabrication additive, sans même prendre en compte les efforts consacrés plus spécifiquement par les acteurs de l’aérospatiale et de la Défense !   Où en est-on aujourd’hui concrètement ?   D’un meilleur rapport “buy-to-fly” aux nombreuses optimisations possibles : la fabrication additive dans l’aéronautique  L’impression 3D est venue marquer une rupture avec l’approche traditionnelle des chaînes de production dans l’industrie. Elle permet en effet d’innover, mais aussi de générer des gains de temps, d’argent et de matière qui intéressent particulièrement le secteur aéronautique, bien que ce dernier ne soit bien sûr pas le seul à travailler sur les possibilités offertes par la fabrication additive.   A l’heure actuelle, l’industrie aéronautique et spatiale représente 12% du marché total sur ce segment.   Pour rappel, les avantages les plus notables de ce procédé sont les suivants :   Conception et production de pièces très complexes aux géométries inenvisageables jusque-là ;   Gains de masse (pièces plus légères) ;   Capacité à produire de petites séries, sur-mesure et plus rapidement, le tout à coûts maîtrisés ;   Gain de temps lors du développement des pièces mais aussi de...
7 projets spatiaux stratégiques du futur à découvrir dès aujourd’hui

7 projets spatiaux stratégiques du futur à découvrir dès aujourd’hui

Sécurité spatiale, systèmes satellitaires et de communication avancés, exploration scientifique, Défense… les projets spatiaux fascinent tout autant qu’ils font l’objet d’investissements massifs et de coopérations de longue durée.    De la NASA à l’ESA en passant par les programmes audacieux de différents pays à travers le monde (européens bien sûr, mais aussi Chine, Russie, Emirats Arabes Unis…), de nombreux projets vont prendre leur envol dans les années à venir. En voici 7 particulièrement marquants !     Space Rider, la mini-navette spatiale européenne  Conçu pour réaliser dans l’espace des expériences en micropesanteur pendant plusieurs mois, tester de nouvelles technologies en vol et être capable de ramener les résultats de diverses expériences au sol, l’engin spatial Space Rider (Space Reusable Integrated Demonstrator for Europe Return) a franchi une nouvelle étape fin 2020 avec la signature du contrat de développement entre l’Agence spatiale européenne et les industriels Thales Alenia Space (TAS) et Avio.   © ESA  Mieux comprendre les exoplanètes avec ARIEL  La mission européenne ARIEL (Atmospheric Remote-sensing Infrared Exoplanet Large-survey), prévue en 2029, visera à mieux comprendre les structures thermiques des atmosphères d’exoplanètes, de mesurer leur composition ou encore d’étudier leurs interactions avec l’étoile hôte.   Le site Futura Sciences précise : “pour cela, cet observatoire spatial étudiera de quoi sont faites les exoplanètes, comment elles se sont formées et comment elles évoluent, en surveillant un « échantillon diversifié d’environ 1.000 atmosphères planétaires, simultanément dans les longueurs d’onde visibles et infrarouges ».”  Le téléscope spatial a été formellement adopté par l’ASE en 2020. Le projet touche à l’un des thèmes principaux du programme Vision Cosmique de l’ESA : quelles sont les conditions nécessaires pour la formation des planètes et l’apparition de la vie ?    VMAX : un drone hypersonique capable d’atteindre Mach 5  L’armement du futur passe aussi par les airs et la France se positionne sur...
Le SCAF : des enjeux diplomatiques et de propriété intellectuelle brûlants au cœur de l’actualité

Le SCAF : des enjeux diplomatiques et de propriété intellectuelle brûlants au cœur de l’actualité

Si la 53e édition du Bourget avait été marquée par la présentation de la maquette du futur avion de combat européen, le Next Generation Fighter, le Système de Combat Aérien du Futur (SCAF) suscite de nombreux échanges enflammés ces derniers mois. Pour rappel, le NGF est destiné à remplacer les Rafale et Eurofighter d’ici à 2040, et l’un des gros enjeux du SCAF est de développer un système complet de combat connecté et sécurisé capable de dialoguer avec un grand nombre de systèmes.   Pour y parvenir, les industries européennes de Défense ont uni leurs forces et leurs capacités technologiques, à commencer par l’Allemagne et la France. C’est de cette alliance initiale que naissent les problématiques actuelles, car elle pose de nombreuses questions diplomatiques et technologiques.   Il faut dire que coopérer dans ce secteur n’est pas évident, les intérêts étatiques et des entreprises impliquées (en particulier Dassault, maître d’œuvre du projet, et Airbus Defense) étant parfois difficilement conciliables.   A l’heure actuelle, la question de la fabrication du démonstrateur est ainsi au cœur d’un débat qui replace la souveraineté nationale et la question du savoir-faire technologique au centre des discussions.  Comment “ouvrir” l’accès aux technologies nécessaires à ce démonstrateur sans compromettre ce qu’une entreprise ou un état estime être une ressource précieuse ? C’est ainsi que Dassault se refuse à donner accès aux technologies propres mises en œuvre pour cette phase délicate du projet SCAF. De son côté, l’Allemagne estime que sans ce transfert, elle ne pourra pas développer de nouveau ce matériel, alors qu’elle finance une partie du projet.  On le voit alors : diplomatiquement, technologiquement et d’un point de vue purement lié à la propriété intellectuelle dans le secteur de l’industrie, il...
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