Les Chantiers de l’Atlantique au coeur de l’innovation et de la transition énergétique maritime

Les Chantiers de l’Atlantique au coeur de l’innovation et de la transition énergétique maritime

Montée en gamme, investissements massifs pour améliorer les performances énergétiques et l’empreinte carbone :  Les Chantiers de l’Atlantique, chantier naval situé à Saint-Nazaire et l’un des plus grands au monde, multiplie les innovations pour passer d’une image iconique (paquebots Normandie, Queen Mary 2, France…) à celle d’un leader en développement durable du secteur maritime.  Les Chantiers de l’Atlantique, c’est avant tout le lieu de conception et de fabrication des plus gros paquebots de croisière au monde. Souvent pointée du doigt pour sa dimension énergivore, cette industrie fait l’objet de recherches actives pour être plus performante écologiquement et à la pointe de l’innovation. Les Chantiers de l’Atlantique vont loin dans ce sens : énergie, recours à l’hydrogène, démonstrateur de voiles 100% composite Solid Sail (avec un démonstrateur sur la baie de Saint-Nazaire…), projet de transport de pièces d’Ariane 6 vers Kourou… Pour réduire l’empreinte carbone des bateaux, la stratégie est aussi de s’orienter vers la conception de paquebots de plus petite dimension avec un fort niveau d’exigence, de passer de vaisseaux “usines” à des bateaux de luxe (ce que l’on voit notamment avec la signature d’un contrat pour deux yachts haut de gamme avec le groupe hôtelier Carlton).  Objectif : des bateaux plus hauts de gamme et de nouveaux standards de développement durable dans la construction maritime Comme le précise l’entreprise sur son site officiel, “Ces dix dernières années, notre politique de recherche et développement s’est ainsi concentrée sur des domaines tels que l’efficacité énergétique des navires que nous construisons, la réduction de tous les déchets et polluants et la diminution des émissions des gaz à effet de serre. Nous...
Eurosatory 2022 comme si vous y étiez

Eurosatory 2022 comme si vous y étiez

Plus de 60 pays présents, 1800 exposants dont 650 entreprises françaises et une inauguration exceptionnelle par le Président de la République Emmanuel Macron et le ministre des Armées Sébastien Lecornu : après 4 ans d’absence, Eurosatory 2022, le Salon international de la défense et de la sécurité, a particulièrement marqué les esprits. Le contexte international tendu a donné une aura particulière au rendez-vous du 13 au 17 juin 2022 à Villepinte : “l’économie de guerre” vient s’imposer comme le nouveau paradigme. Au programme donc, la présentation de systèmes d’armements variés ( parfois déjà déployés sur le sol ukrainien), véhicules blindés, munitions, robots et drones, armes d’assaut, hélicoptères et chars lourds, mais aussi tout un pan de technologies à usage hybride à fois militaire et civil : Intelligence Artificielle (IA), réalité virtuelle, cybersécurité, robotique… Les grands donneurs d’ordres et autres industriels majeurs n’étaient pas les seuls à participer puisque le salon a d’ailleurs mis à l’honneur Eurosatory LAB, un espace dédié aux start-ups défense et sécurité, au sein duquel près de 80 start-ups de tous horizons et pays ont pu présenter leurs innovations technologiques.  Une 27e édition marquée par le conflit ukrainien et le retour de la guerre “à haute intensité” Eurosatory 2022, “mini-sommet international de la Défense” ? C’est ce qu’on a pu parfois lire dans les médias.  L’inauguration du salon par Emmanuel Macron et la présence de 227 délégations officielles arrivées de 94 pays (dont 1 Premier Ministre, 13 Ministres de la Défense, 5 de l’Intérieur, 42 Chefs d’Etat-Major et 18 représentants d’organisations internationales) ont en effet donné une ampleur particulière à un salon déjà très établi.  ©...
La mobilité par hydrogène : le défi des stations services et des infrastructures de recharge

La mobilité par hydrogène : le défi des stations services et des infrastructures de recharge

La filière française d’hydrogène a devant elle de nombreux défis à relever pour assurer le passage d’une mobilité lourde à des carburants non fossiles.  1er challenge de la filière hydrogène : passer d’une infrastructure embryonnaire à un réseau étendu de rechargement La première difficulté rappelle celle des véhicules électriques, mais de manière encore plus accentuée : le rechargement et les infrastructures qui permettent l’adoption massive de ce type de véhicules à grande échelle sont complexes à mettre en place.  En Ile-de-France, 3 stations services à hydrogène seulement sont accessibles aujourd’hui (pour une trentaine en France en 2022) ! Le réseau de recharge est donc particulièrement limité. A l’heure actuelle, seuls quelques taxis, transports en commun et véhicules de marchandises ont la possibilité d’évoluer autour de ces zones (aéroports et Air Liquide aux Loges-en-Josas) et donc de pouvoir se recharger régulièrement.    © Air Liquide, dossier de presse l’Hydrogène en France 2022 Ci-dessous : AG 2022 Air Liquide – L’hydrogène, au cœur de la transition énergétique Autres sujets de taille : les prix et la validation des technologies de piles à combustibles. Cela explique entre autres le fait que les véhicules grand public à hydrogène restent particulièrement rares. Toyota commercialise un modèle et la société Hopium a ouvert avec succès ses commandes pour sa Machina. Dans tous les cas, la mobilité à hydrogène restera limitée aux transports en commun et aux camions tant que l’infrastructure globale ne sera pas plus développée.  Cela étant dit, le développement français de la mobilité individuelle par hydrogène s’accélère très rapidement : par exemple, la société HysetCo, 1ère société d’actifs dédiée au développement de la...
Comment le conflit Ukrainien impacte la Défense européenne

Comment le conflit Ukrainien impacte la Défense européenne

Le conflit en Ukraine, accélérateur d’une Défense européenne commune longtemps lente à se mettre effectivement en place ? C’est ce qui se dessine depuis quelques semaines.  Des réactions rapides et inédites au niveau de l’UE et de ses Etats-membres L’invasion russe perpétrée depuis le 24 février est venue interroger du jour au lendemain la capacité de l’Union à se positionner lorsqu’un conflit armé éclate dans son voisinage immédiat. Ses Etats-membres ont pris des décisions et actions communes inédites jusqu’alors.  La première et plus notable d’entre elles reste l’annonce de la Commission Européenne de l’utilisation d’une enveloppe de 450 millions d’euros « pour fournir aux forces ukrainiennes des armes létales, ainsi que du carburant, des équipements de protection et des fournitures médicales ». Josep Borrell, chef de la diplomatie européenne, s’est exprimé en ces termes : c’est la fin d’un « tabou voulant que l’Union ne fournisse pas d’armes à des belligérants ». La décision a été aussi inédite que rapide : 3 jours seulement après le début du conflit, un accord a été trouvé au niveau européen pour soutenir les forces ukrainiennes. Certains Etats membres eux-mêmes ont surpris par leurs prises de position et l’Allemagne en est l’exemple le plus frappant.  Après des décennies de refus de livraison d’armes en zone de conflit et une tradition pacifiste non interventionniste, Berlin a accepté de fournir des missiles et lance-roquettes antichars… tout en renforçant son budget de modernisation de sa propre armée (100 milliards d’euros supplémentaires), doublé d’une contribution de plus de 2% de son PIB dédiée à la Défense – ce que la France a également décidé.  Dans le même esprit, la Suède, pourtant...
Les programmes Défense du futur

Les programmes Défense du futur

Avez-vous déjà entendu parler de la Red Team défense ? Ou quand des auteurs et dessinateurs de science-fiction collaborent avec le ministère des Armées pour imaginer les menaces du futur… L’idée peut d’abord surprendre, mais elle rappelle à quel point les programmes militaires doivent sans cesse anticiper les potentiels dangers et scénarios de demain. Défense : les enjeux cruciaux du futur et la multiplication des menaces Nouvelle course à l’armement, terrorisme, exfiltration de ressortissants, Cyber space, dangers en haute mer… tous les Etats, dont la France, se penchent sur la pérennité des systèmes actuels mais aussi les menaces auxquelles il faudra savoir faire face dans les années et décennies à venir. Dans ce contexte, la DGA élabore avec l’État-major des Armées (EMA) ”une vision prospective de la menace, de son évolution à court terme et à long terme, et du système de défense”. C’est ainsi que l’Agence de l’Innovation de Défense (AID) vient fédérer les différentes initiatives d’innovation. Sur quels axes de travail portent les innovations pour imaginer les programmes de Défense de demain ?  l’identification des technologies émergentes les investissements permettant la préparation des futures capacités des forces armées françaises l’innovation participative la captation d’opportunités (issues notamment du secteur civil) Ces travaux de réflexion s’articulent à court et à long termes et sont répartis en 4 types de projets  :  Les PTD : projets de technologies de de défense (anciennement programmes d’études amont) destinés à développer des technologies sur le long terme pour garantir la supériorité opérationnelle et l’autonomie stratégique des armées françaises Les PAI : projets d’accélération d’innovation qui se caractérisent par la montée en maturité du...
Le projet SENTINEL : comment la SNCF optimise la maintenance du réseau ferroviaire

Le projet SENTINEL : comment la SNCF optimise la maintenance du réseau ferroviaire

Qu’est-ce que SENTINEL ?  SENTINEL est l’acronyme de Système d’Enregistrement Numérique Tensions et Intensités Électriques. Ce programme vise à enregistrer et traiter un ensemble de données et d’informations électriques pour télésurveiller le comportement des postes de distribution électrique d’une ligne et déclencher des alertes à distance lorsqu’un paramètre physique sous contrôle est détecté en défaut. Il équipe actuellement des postes de distribution d’énergie et traction électrique du réseau ferré national.  Un programme mis en place pour 3 grands objectifs clés  Les objectifs clés du système sont  – la visualisation en temps réel des paramètres électriques,  – la surveillance et l’enregistrement de phénomènes perturbateurs,  – l’optimisation de la maintenance et de l’exploitation de l’infrastructure ferroviaire.  Genèse et développement du projet SENTINEL  La SNCF a d’abord lancé le travail sur ce sujet en s’appuyant sur les compétences métier disponibles en interne, sur la base d’un POC initial et d’une vérification de principe.  Une fois que le besoin d’industrialiser le système s’est fait sentir, la société Styrel, groupe Ametra, a intégré le projet. Cela fait maintenant 4 ans que la société met son savoir-faire au service du développement de SENTINEL tant sur la partie software que hardware.  Styrel intervient en assistance sur l’industrialisation et le développement du logiciel (applicatif et embarqué dans les coffrets) ainsi que sur le développement d’algorithmes spécifiques. Styrel, filiale du groupe, travaille aussi sur la partie hardware via ses solutions d’intégration et de coffrets d’acquisition de données.  A ce jour, le projet est déjà opérationnel. La SNCF s’était chargée initialement de concevoir les premiers prototypes logiciels et matériels (coffrets), puis Styrel est intervenue sur la partie amélioration et...
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