Intégrer le Design to Cost dans la conception

Intégrer le Design to Cost dans la conception

Bien plus qu’une seule approche destinée à réduire les coûts de conception et de fabrication, le Design to Cost relève d’une véritable philosophie d’entreprise. Qu’implique ce modèle de gestion de projet, quels sont ses avantages et ses facteurs clés de succès ? Qu’est-ce que le Design to Cost ? Le Design to Cost (DTC), également appelé Conception à Coût Objectif (CCO) en français, consiste à baser la conception d’un produit sur l’optimisation de son coût de fabrication, tout en respectant les exigences de performances techniques attendues par le client. Avec cette approche, lors d’un projet de lancement d’un produit ou nouvelle version de produit, la contrainte de coût sera prise en compte dès les premières étapes de réflexion. Historiquement, la Conception à Coût Objectif a été initiée par le secteur automobile, qui a depuis longtemps la particularité d’être très contraint économiquement. Il s’agit en effet d’un bien de consommation grand public : chaque centime compte, afin d’obtenir au final un prix de voiture concurrentiel. À grande échelle, un siège à 100€ n’est pas la même chose qu’un siège à 100,50€ : c’est dans ce contexte que la démarche DTC est utilisée par le secteur automobile comme une méthode de gestion de projet. Les avantages de la Conception à Coût Objectif S’il est tentant de réduire la CCO à la “simple” réduction des coûts, elle apporte plusieurs atouts : Évolution/transformation de la culture de l’entreprise : rappelons-le, passer à une approche Design to Cost implique d’adopter une philosophie de travail et de réflexion à intégrer progressivement dans l’ADN de la société. Augmentation de la capacité à innover et créer :...
Casser les préjugés sur l’Ingénierie grâce aux « Ambassadeurs de l’Ingénierie »

Casser les préjugés sur l’Ingénierie grâce aux « Ambassadeurs de l’Ingénierie »

« Casser les préjugés sur l’ingénierie, valoriser ses métiers, en accélérer la féminisation » : le 17 mai 2018 s’est tenue la première édition des Ambassadeurs de l’Ingénierie à Paris, à l’initiative de la Fédération Syntec Ingénierie. Cette rencontre a réuni les personnes volontaires pour devenir ambassadeurs du secteur et participer à la promotion de ses métiers auprès des écoles et des jeunes. Les Ambassadeurs de l’Ingénierie ont accueilli cette année de nouveaux membres dont deux collaborateurs du Groupe AMETRA. Les objectifs de l’initiative Les Ambassadeurs de l’Ingénierie visent plusieurs objectifs :  Accompagner les étudiants ingénieurs pour les aider à appréhender les différentes facettes du métier Renforcer le lien avec les écoles d’ingénieurs Encourager les jeunes femmes à se lancer dans une formation d’ingénieur et œuvrer pour la féminisation de la profession Renforcer l’attractivité de la profession Promouvoir les jeunes ingénieurs français à l’international Devenir Ambassadeur de l’Ingénierie est un engagement volontaire, basé sur l’envie de faire découvrir son métier, dans le respect des règles de la Charte des Ambassadeurs de l’Ingénierie. La participation du Groupe AMETRA et les points forts de la journée Deux ingénieurs du Groupe AMETRA ont pris part à cette journée réunissant une cinquantaine de personnes autour de différents ateliers, témoignages et sessions de brainstorming. Cette 1ère rencontre a permis d’établir une feuille de route composée des cibles et actions à prioriser, de réfléchir aux initiatives de communication à déployer et aux groupes de travail à mettre en place dans les semaines et mois à venir. Parmi les nombreux échanges de cette rencontre, un des objectifs des « Ambassadeurs de l’Ingénierie » a été de casser les « clichés » du métier...
L’évolution des drones en matière de Défense et de Sécurité

L’évolution des drones en matière de Défense et de Sécurité

Ils vont là où il est dangereux, contre-productif ou tout simplement impossible pour l’homme de mettre les pieds. Dans le secteur militaire et de la sécurité intérieure, les drones terrestres, aériens et sous-marins s’imposent peu à peu comme des pierres angulaires d’une armée du futur agile et connectée. C’est ainsi que se joue sous l’eau une guerre d’un type nouveau encore méconnue du grand public : renseignement, déminage, missions de surveillance, lutte anti-sous-marine…. Les États consacrent des sommes colossales au développement de leur flotte de robots sous-marins autonomes (AUV) et 2018 voit la course à l’innovation s’accélérer. L’Otan teste ses drones sous-marins en Arctique, Interpol s’interroge, Thales dévoile son prototype de drone de surface, la Royal Navy travaille à protéger sa flotte contre la guerre électronique, l’Europe poursuit son engagement dans le projet de drone MALE 100% européen… Pendant ce temps la Chine, les États-Unis, Israël ou encore la Russie continuent d’investir massivement dans les drones maritimes. Les conditions en mer exigent non seulement de pouvoir réaliser les objectifs de mission de chaque drone, mais aussi d’être en mesure de recevoir leurs données et de pouvoir les récupérer en surface. Au-delà des enjeux purement maritimes, les drones sont au cœur des préoccupations et personne ne peut aujourd’hui se permettre de prendre du retard en la matière. La multiplicité de leurs missions n’a d’égal que leur diversité : cela explique qu’ils révolutionnent déjà la Défense et la Sécurité. Ajoutons à cela que la croissance exceptionnelle du nombre de drones utilisés dans le monde (à des fins civiles, professionnelles ou militaires) a fait naître de nouveaux défis et impacte en profondeur...
Le pilotage du développement par le calcul

Le pilotage du développement par le calcul

Moins d’allers-retours, des conceptions plus légères et optimisées, une meilleure gestion des délais et des coûts : le pilotage du développement par le calcul est un levier potentiel de forte valeur ajoutée. Un challenge majeur : éviter les itérations inutiles L’avènement de la Conception Assistée par Ordinateur (CAO) a révolutionné et facilité la manière de dessiner les modèles. Mais en même temps, répondre aux différentes exigences de performance des cahiers des charges nécessite l’intervention de plusieurs métiers ; et l’ordre de ces interventions peut se révéler être un casse-tête. La question de la tenue mécanique est souvent reléguée à la fin du projet, ou bien encore une fois que le modèle est finalisé et transmis au service calcul pour qu’il vérifie s’il tient la route… ou pas. Or recevoir un modèle qui ne tient pas revient à multiplier les allers-retours entre le calcul et les ingénieurs du bureau de conception. Ces renvois inutiles impliquent des coûts considérables, tant sur le plan financier qu’en matière de respect des délais. Ces itérations devraient être évitées, d’autant qu’elles peuvent être un vrai facteur de stress, voire de frustration. Et pour cause : on envoie un modèle dont on ne sait pas trop s’il va fonctionner ou si les modifications qu’on lui a apportées sont réellement pertinentes. Le paradoxe de l’ère CAO : avoir les bons outils, mais privilégier l’instinct Nous disposons aujourd’hui d’outils de CAO qui permettent d’anticiper les résultats sur des chargements simples, mais aussi de faciliter le travail du service calcul. La logique impliquerait donc que les modifications géométriques soient de plus en plus confiées au calcul, pour limiter le nombre...
Les partenariats entre centres de recherches & ingénieristes pour amener une innovation jusqu’au marché

Les partenariats entre centres de recherches & ingénieristes pour amener une innovation jusqu’au marché

Lorsqu’un centre de recherches ou une start-up spécialisée développe une technologie avancée, il arrive fréquemment qu’un problème de niveau de maturité technologique se pose. Concrètement, des recherches poussées vont par exemple être faites sur certains sujets et donner naissance à des avancées intéressantes en matière de sécurité de l’information ou encore de semi-conducteurs … mais le fossé entre les chercheurs et les industriels reste très important. En d’autres termes : d’autres développements sont nécessaires pour qu’un industriel s’intéresse au sujet et que l’innovation soit potentiellement commercialisable un jour. La mission du bureau d’études : faire évoluer l’innovation sur l’échelle TRL dans un contexte de faible maturité Pour amener une innovation jusqu’au marché, il faut donc être capable de faire monter le projet sur l’échelle TRL (Technology Readiness Level), qui permet d’évaluer le niveau de maturité de ce dernier. Elle permet d’avoir des repères permettant de projeter le développement et l’intégration de la technologie dans un sous-système ou système opérationnel. L’échelle est divisée en 9 niveaux, le 9e désignant le stade auquel la technologie a une application réelle en conditions de mission et sous sa forme finale. Lorsqu’une nouvelle technologie est développée, elle est en effet très rarement applicable telle quelle et de manière immédiate (TRL 1 sur le schéma ci-dessous). C’est dans ce contexte que le Groupe AMETRA intervient notamment aux côtés du CEA-Leti, afin d’apporter le niveau de maturité technique suffisant à certaines technologies innovantes et pouvoir ainsi envisager qu’un industriel s’y intéresse. Cela peut inclure un travail de fond sur le design, l’ergonomie… nous travaillons à rendre un système mature dans un environnement spécifique, ce qui permettra...