Le dispositif REACH

Le dispositif REACH

D’ici à 2018, l’ensemble des groupes et PME de l’ensemble des secteurs industriels vont devoir déclarer les substances chimiques qu’ils utilisent ou fabriquent (si ce n’est pas déjà fait), afin de se conformer au règlement REACH.   De quoi s’agit-il concrètement, et comment AMETRA intègre-t-elle cette évolution ? Qu’est-ce que REACH ?   REACH est un règlement de l’Union Européenne entré en vigueur le 1er juin 2007*.   Son 1er article définit clairement l’objectif principal : « assurer un niveau élevé de protection de la santé humaine et de l’environnement, y compris la promotion de méthodes alternatives pour l’évaluation des dangers liés aux substances, ainsi que la libre circulation des substances dans le marché intérieur tout en améliorant la compétitivité et l’innovation« .   REACH vise donc à sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’Espace économique européen.   Ce règlement a plusieurs particularités, dont les suivantes :   Il s’applique « tel quel » directement dans chaque état membre (sans transposition nationale). Il renverse la charge de la preuve : il revient aux industriels de démontrer l’innocuité des substances pour l’environnement et les êtres humains. Jusqu’ici, ces derniers devaient au contraire démontrer la dangerosité de chaque produit.   Qui est concerné ? Virtuellement toutes les sociétés industrielles, dans la mesure où les substances concernées se trouvent aussi bien dans la peinture d’une carrosserie automobile qu’au niveau de pièces aéronautiques… Les étapes impliquées par REACH   L’encadrement des conditions de mise sur le marché et d’utilisation des substances chimiques est divisé en différentes étapes :   Enregistrement Evaluation Autorisation Restrictions   Ces étapes ont d’ailleurs donné naissance à l’acronyme REACH ( « Registration, Evaluation and Authorisation of Chemicals »). (c) Wikimedia...
Qu’est-ce que l’ALM ? Atouts et perspectives

Qu’est-ce que l’ALM ? Atouts et perspectives

L’ALM (Additive Layer Manufacturing), ou fabrication additive, désigne les procédés qui permettent de fabriquer un objet physique « couche par couche » par ajout de matière, et ce à partir d’un objet numérique (norme NF E 67-001). On parle aussi d’impression 3D ou tridimensionnelle, même si cette dernière englobe différentes techniques. Il s’oppose ainsi aux méthodes de fabrication soustractives, puisqu’il s’agit de mettre de la matière là où elle est nécessaire, via le dépôt puis la fusion de couches projetées. A l’origine, la fabrication additive était réservée au prototypage. Aujourd’hui, elle est également utilisée au niveau de la phase de production d’un produit et son application s’est étendue à d’autres matériaux, tels que les métaux par exemple. Son expansion s’est faite en plusieurs étapes : photopolymérisation dès 1986, fabrication métallique en 2001, fabrication directe en 2005, et application multimatériaux depuis 2010. Les atouts de la fabrication additive Bien qu’encore moins productive que l’usinage traditionnel et donc orientée vers des productions de pièces en petite et moyenne série, l’ALM a de nombreux avantages : La possibilité de réparer des pièces endommagées Le remplacement de pièces anciennes dont la production en série est terminée ou plus en stock La création de pièces très complexes, dont la fabrication était inenvisageable en usinage traditionnel L’optimisation avancée des pièces (masse, etc.) Après le prototypage rapide, la possibilité de fabrication directe Un gain de temps pour les petites séries et les formes complexes La diminution des assemblages… Et demain ? Les perspectives de l’ALM Si les verrous technologiques subsistent (coût des machines et consommables, problématiques de propriété intellectuelle…), la fabrication additive est déjà une révolution qui permet d’envisager de nouvelles...